Barque à Muang Ngoi

Faisons le vide …

Salut les knacks,

Ça fait encore quelques jours qu’on ne vous a pas écrit.

Ce n’est pourtant notre rythme effréné de Koala sous eucalyptus qui nous a trop occupé.
Perdus au milieu de la campagne nord laotienne, les lardons se la coulent douce au bord de la rivière.

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Nouveau rythme, plus lent, mais plus spirituel aussi. Et oui on vous disait pourtant il y a quelques jours qu’on était pas devenus baba-cool, et bien le destin nous a mis une petite fessée pour nous punir de nos moqueries.

On marche pieds nus dans les rizières et on se baigne tout habillés dans les rivières.
On a arrêté de boire de l’alcool depuis 5 jours, on mériterait bien un petit badge AA.
L’un de nous a par ailleurs découvert pendant une balade pourquoi une feuille de papier toilette s’appelle une feuille. On vous laisse imaginer…

Des vrais castor junior en somme !

thib trekking muang ngoy

Perdus dans la pampa, c’est presque naturellement que cette halte s’est aussi révélée bien spirituelle.

Notre nouvel ami Somaé (aucun lien avec le chanteur), moine de profession, nous initie à la méditation chaque soir depuis 3 jours.
Si vous en doutiez, il est très difficile de ne penser à rien !

pont lors d'une randonnée à muang ngoi

Autour de ses instants nous échangeons beaucoup. Somaé nous décrit la pensée bouddhique et on échange sur la vie.
On en profite, il nous a prévenu, il ne sera bientôt plus disposé à partager son savoir car il prévoit un départ pour la foret. Encore trop de distractions dans ce temple de campagne. Somaé veut se faire hermite dans une grotte pour accéder à de nouveaux niveaux de concentration.

En attendant c’est fort intéressant et je dois dire qu’on y prend goût à ces visites. Il l’a bien senti et a trouvé une parade pour se débarrasser de nous… En nous invitant au petit déjeuner des moines…

Le petit déjeuner consiste a manger tout ce qui a été donné aux moines le matin même : un mélange de riz gluant froid, de billets de banques, de soupes froides de poissons ou de cartilages… le tout à 7h30 du matin. Efficace !

pont devant le temple bouddhiste de muang ngoi

Ko Phi Phi Ko Bo Beauf

On vous avait promis du lourd concernant nos rencontres thaïlandaises, c’est le moment de tenir notre parole.

imageVous connaissez déjà René la taupe, on ne vous a pas encore parlé de ses enfants, neveux et amis beaufs croisés quelques jours plus tôt sur l’ile de Ko Phi Phi.

Ko Phi Phi c’est un petit bout de paradis d’à peine quelques kilomètres carrés.

A priori insatisfaits par sa beauté naturelle et avides de nouveaux euros tous frais, les thaï ont décidé il y a quelques années de transformer cette île en « party island » (comprendre île dédiée à la fête).

C’est là que le paradis tropical s’est transformé en paradis anthropologique …

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imageLa clientèle est énorme mais cette fois ce n’est pas du surpoids de René que l’on parle.
On a l’impression d’être dans un remake grandeur nature des Chtis à Mykonos (#makak).

Débardeur trop petit, coupe à la con, casquette ou chapeau dégeu, on reconnait vite les habitués.

Le pipien moyen s’est préparé toute l’année à la salle de muscu et c’est enduit d’huile végétale bon marché qu’il exhibe fièrement son nouveau tatoo tribal.

Perche à selfie dans la main, boxer à flammes, il entame sa parade nuptiale.

Ce soir c’est sûr, il conclût avec Jennifer !

Je nous concède quand même un point commun, moi non plus je ne suis pas très habile pour conclure lorsque 100 % sobre (désolé Mamie).

Pleine de ressources, la bête ne se laisse pas abattre pour autant (jeu de mots) ; c’est dès son réveil que Steven cherche la force à grands coup de buckets (littéralement un seau en anglais). Les verres étant sûrement trop petits sur cette île, c’est par seaux qu’on vend à l’animal ses doses de cocktails tièdes.

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Étonnamment, soleil et alcool bas de gamme ne l’aideront pas auprès de ces dames.
Pas de panique, Steven a de la ressource : il y toujours les masseuses ! Changement de robes à la tombée de la nuit, elles se sont désormais prostituées.

On vous l’avait dit que Steven allait choper !

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NB : Rendons tout de même justice à Ko Phi Phi :

Papitos et mamitos se couchent tôt en voyage. On n’était donc pas dans le trip #megabeauf mais ça nous a permis de profiter d’une autre partie de l’île :
Les paysages sont vraiment canons, les plongées sont carrément exceptionnelles et on trouve quelques bars et restos encore interdits aux animaux.
On y passe de bons moments, on peut bien manger et rencontrer des gens vraiment sympas.

Un grand merci à nos guides palmés, vous avez été au top !

Koh Lanta – on a gagné l’immunité

Hello les poulets,

Nous revoilà après deux jours passé à Koh Lanta.

Point de défis d’agilité, pas de course de sacs et encore moins de chenilles vivantes avalées. Peut être un peu d’apnée, j’admets, mais on s’est arrêté là pour les défis en tous genres.

Pour la petite histoire, l’émission éponyme de TF1 n’a d’ailleurs jamais été tournée sur cette île.

Koh Lanta - notre cabane

Cette petite île de 25 km de long sur 3 de large est ma foi fort sympathique. On nous avait vendu les touristes chinois en maillots de bain intégraux (type de burkini asiatique anti soleil) et bouées de sauvetage, que nenni !

Ici, les minuscules villages s’enchaînent au rythme des plages, de plus en plus sauvages plus on fait route vers le sud. On commence avec de petits bar-restos en « dur », on continue avec les huttes en bambou et on finit avec les singes.

Koh Lanta - le totem

imageCes sales bâtards ont d’ailleurs essayé de nous braquer. On se méfiait surtout des humains mais a tord. Une fois notre garde baissée, constatant le peu de monde sur la plage, on a eu la surprise de voir un singe tenter de nous faire les sacs. À voir son agilité, il s’était clairement déjà largement fait la main. Vous connaissez la désormais célèbre danse du bambou ? C’est une technique assez similaire qui a permis de le faire fuir.

Visite express du coup mais fort sympathique. Plage, bronzette et jeux aquatiques … Après deux mois à arpenter les rues asiatiques, la pause tombe à point nommé !

Koh Lanta - sunset

Nous voguons désormais vers notre prochaine destination : Ko Phi Phi. Plus de monde parait-il, mais aussi et surtout une vie marine et des plongées sublimes.
On vous fait le débrief très vite.

Bonnes bulles

Koh Lanta - la mer et le rocher

Birmanie Birmanus

Désolé pour le titre, je n’ai pas pu m’en empêcher.

Une des choses les plus marquante de notre visite restera sans conteste la gentillesse de ses habitants. Ça fait un peu cliché j’en conviens, mais c’est pourtant l’heureuse vérité.

Ici l’échange de sourire est la norme. Souriez et vous êtes sûrs de recevoir la pareille.
Vous aurez alors le plaisir de profiter de ces dentitions parfaites. Édenté par l’abus de Béthel, le birman sourit rouge, au sens propre du terme. *

Pas une heure se passe sans croiser des personnes qui viennent à votre rencontre pour vous saluer.

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C’est encore plus frappant avec les enfants qui sont eux carrément excités par la rencontre. Il n’est pas rare qu’ils vous courent après pour vous arracher un hello, un bonjour ou un Mingalaba. Ajoutez à la scène une dizaine d’autres enfants qui jouent de la musique et dansez avec eux, le moment restera gravée longtemps dans votre mémoire.

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L’enthousiasme se partage aussi avec les adultes.

Le contexte propice à la rencontre s’amplifie exponentiellement au fil de l’éloignement des noeuds touristiques. La différence se ressent d’un village à l’autre, il suffit de ne plus être sur le lieu de passage massif de l’amas blanchâtre.

On s’étonne souvent que le tourisme dans le pays ait « déjà » 5 ans. Souvent on a l’impression d’être le premier blanc à passer les portes du village. On créé l’événement. On attise les curiosités. Il n’est pas rare de se voir offrir un fauteuil et un thé dans la rue par de parfaits inconnus …

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Vient alors le moment de l’échange. Nos hôtes sont largement aussi curieux que nous.
C’est d’ailleurs souvent assez cocasse. Dans les villages peu sont les birmans anglophones.
On communique comme on peut. Par les mots très peu, par les gestes un peu, et par les sourires et les rires surtout. Que de moments exceptionnels !

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On ne se comprends pas vraiment mais on profite mutuellement de la présence et de la gentillesse de l’autre. D’égal à égal on se toise, on échange et on se marre !

Quel plaisir aussi de parfois passer simplement inaperçu. Arriver dans un village et se fondre dans la vie. Ne pas poser de différence c’est se faire accepter et intensifier ensuite les échanges.

IMG_0336Assister à un combat de coq dans la rue, partager un cigare et un verre de gnole au coin du feu, se marrer a travers le paravent de la « douche ». Les moments de partage ont été nombreux et ce serait vous ennuyer que de tous les lister.

Parlons quand même des visites d’entreprises et des habitations. Les gens vous arrêtent dans la rue pour vous montrer leur quotidien, fiers de leur cadre de vie et heureux de le partager.

Enfin, une petite pensée pour Eindawbar, notre nouveau pote moine bouddhiste, qui nous a fait visiter son monastère de long en large. Dommage qu’ils jeûnent chaque soir, on aurait eu plaisir à l’inviter à dîner. Tant pis, on suivra ses aventures sur Facebook. C’est pas parce qu’on est moine qu’on est pas connecté !

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On gardera malgré tout une petite frustration. Faute à la barrière de la langue, on regrettera de ne pas avoir pu discuter en profondeur, en apprendre d’avantage sur la vie, les pensées, parler de ce qui nous unie et de ce qui nous différencie. Partager notre vision mais surtout recueillir la leur.

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Ici, la drogue acceptée et utilisée quasiment à l’unanimité, c’est le bethel. Feuilles qu’on mélange avec de la poudre de cailloux et d’autres ingrédients inconnus, le bethel est chiqué par les birmans de tous âges. Résultat : dents déchaussées, gencives rouge flash et crachats continuels de ce jus rougeâtre à l’odeur forte.

Allez, en bonus, quelques dernières photos de Birmanie. À très vite, depuis la Thaïlande !

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Sukanta Das – Beach Boy à Goa

Nous avons rencontré Sukanta Das sur la plage d’Arambol dans l’état de Goa.
Sukanta est « Beach Boy » ; il installe les transats et la terrasse, accueille les clients, les sert et veille à leur bien-être.
Touchés par sa grande sympathie et son sens du service, nous avons fait du Meston (Beach Shack – bar de plage) notre QG en journée. Nous avons très vite sympathisé.

Voici l’histoire de Sukanta.

imageGet another Life : Peux tu te présenter ?
Sukanta Das : Je m’appelle Sukanta Das, j’ai 20 ans et ai grandi à Calcuta.

GaL : Quand es-tu parti vers Goa et pour quelles raisons ?
Sukanta : J’ai quitté ma famille il y a 4 ans pour venir trouver du travail ici à Goa. Je suis parti seul. Avant le service de plage, j’ai travaillé 3 ans comme assistant barman en night-clubs.

 

 

GaL : Pourquoi Goa ?
Sukanta : L’équation était simple : Goa => tourisme => travail => argent

GaL : Quelles sont tes conditions de vie ici ?
Sukanta : Je travaille 7j/7 de 8h à 23h. J’ai deux pauses de 5 minutes chaque jour pour les repas.
Après le service je dors directement dans la payotte. Les nuits étant mouvementées sur la plage, le sommeil n’est pas toujours évident à trouver.

GaL : Puis-je te demander combien tu gagnes ?
Sukanta : 4 000 roupies par mois (+/- 60 €). J’envoie la quasi totalité de cette somme à ma famille restée à Calcuta.

GaL :  Que penses-tu de ton travail ?
Sukanta : Je n’aime pas beaucoup mon boulot. Le soleil tape très fort toute la journée, le travail est fatiguant, les horaires à rallonges et je suis très mal payé.
Les clients sont par contre généralement assez sympathique avec nous.
NDLR : ce n’est pourtant pas l’impression que nous ont donné nos voisins russes. On ne nageait pas vraiment dans le respect et l’amour de son prochain …

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GaL : Tu as des amis ici à Goa ? Des passions ?
Sukanta : Oui j’ai des amis. Mais avec mes horaires, difficile de trouver du temps pour les voir. Je n’ai pas de temps pour les loisirs ici.
Il en va de même pour le djembé que j’aime pratiquer. D’abord je n’ai pas le temps de jouer, en plus je n’ai pas les moyens de m’acheter un instrument pour pratiquer et progresser.

GaL : Et à Calcuta, comment se passe la vie de famille, et les amis ?
Sukanta : Ma sœur est mariée. Elle vit désormais dans la famille de son mari. Ma femme vit avec mes parents dans l’attente de mon retour. Les relations sont bonnes.

GaL : Parlons de ta femme justement. Tu peux nous en dire un peu plus ?
Sukanta : Nous sommes amoureux depuis l’enfance et mariés depuis 5 mois. Nous attendons un enfant d’ici 5 mois. C’est l’amour de ma vie. J’ai de la chance d’avoir pu épouser la femme que j’aime.

GaL : Jolie histoire ! Comment vois-tu ta vie de famille évoluer dans les années à venir ?
Sukanta : Je compte travailler ici encore 3 ans pour économiser un maximum. Si j’y arrive, je compte ouvrir une petite échoppe à Calcuta où je pourrais à la fois nourrir ma famille et être à leurs côtés.

GaL : Ton plus grand rêve ?
Sukanta : Avoir passeport et visas pour pouvoir voyager et découvrir le monde. Ensuite, je voudrais retourner auprès des miens et de mon magasin à Calcuta.

Nous n’avons pas eu le temps de demander à Sukanta ce qu’il pensait de l’injustice de la vie. Cette si petite chose qui l’a fait naître dans une famille pauvre de Calcuta plutôt que dans une famille plus aisée dans une autre partie du monde. Cette petite différence qui fait qu’aujourd’hui c’est nous qui voyageons et lui qui s’occupe de nous…

Nous n’avons pas échangé ensemble sur cette question mais une chose est sûre, nous n’avons pas fini d’y penser.

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Propos recueillis sur la plage par tranches de 5mn. Sukanta avait assez peur que son patron remarque ce que l’on faisait …

Arrivée en Inde

Hello,

Un rapide post pour vous dire que nous sommes bien arrivés à notre première destination : Mumbai (Bombai).

Aéroport jeddahLe voyage de 24 heures n’était pas de tout repos ; notamment avec un passage de 6h en Arabie Saoudite,  pays du sourire, des franches rigolades et de l’épanouissement de la femme …

Dans un voyage, la majeure partie du temps étant consacrée à l’attente et l’observation, voici nos premières impressions.

Sur la droite, notre petit logo favoris pour repérer au mieux les toilettes. Vous pourrez  distinguer sur le haut de l’image, un joli bouc roux. Une petite place à l’arrière de l’avion est également réservée à la prière, nous n’avons pas vu grand monde l’avion étant occupé à slalomer entre les nuages.

Nous sommes ensuite arrivés chez Axelle, initialement amie d’amie qui vit dans le quartier de Bandra. Une petite jungle dans une grande ville.
Après café douche et sieste, Axelle nous a emmené près de la mer et fait visiter le quartier. Conclusion avec une petite mousse dans un troquet fort sympathique.

On attaque le sud de la ville dès demain avec photos à l’appuie.

Grosses bises.