Le changement, c’est maintenant

On nous a récemment demandé si l’on pensait avoir changé depuis notre départ. Arrivés à la moitié du périple (au moins pour Thib qui rentre mi juin), c’est un moment opportun pour se poser la question …

Alors OUI, on a complètement changé ! On est clairement plus les mêmes personnes qu’il y a 3 mois …

  • Baboss à 100%, on vit avec 3 € par jour, on a arrêté la viande et on ne mange quasiment plus que du riz.
  • Helena apprends la guitare et ne se déplace plus sans l’instrument. Elle envisage d’ailleurs de se la faire tatouer sur le mollet.
  • Conscients de notre empreinte écologique, on ne se lave plus que tous les deux jours ; et pour les cheveux c’est 1 fois par semaine.
  • Enfin, et surtout, plus matérialistes pour un sou et totalement humanistes, on ne pense plus jamais à notre bonheur personnel et ne nous delectons plus que de notre rapport aux autres.

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Foutaises ! En réalité, avant on aimait pas trop les gens … Maintenant on les déteste ! Et Vlan !

Soyons sérieux … Pas vraiment de changements radicaux de nos petites personnes mais malgré tout quelques évolutions notoires :

  • Héléna sait lire une carte et se repérer au soleil.
    Encore un peu et on la laisserait presque conduire un scooter.
  • On a perdu l’un envers l’autre le peu de pudeur qui nous restait. La faute aux portes de toilettes absentes dans un gite sur deux.
  • On apprend ce qu’est de partager notre vie 24h/24. Et on peut dire que ça se passe bien. On parlait d’ailleurs hier soir de la valeur du silence. Le changement en fait, plus que d’être tout le temps ensemble, c’est de ne jamais être seul. Encore une fois, on est au top.image
  • On vit avec quelques tee-shirts et on a a peu près perdu l’envie d’en avoir d’autres.
    Désormais plus d’habits blancs dans le lot, le plus clair qu’il nous reste est un vague blanc jauni.
    A ce sujet on est devenu des pro de la lessive à la main … Et du bouclage de sac quotidien.
  • D’ailleurs l’expression « on passe à la maison ? » a un peu changé de sens. La maison maintenant c’est le lieu où on a laissé notre sac a dos pour la journée.
    On se déplace sans trop de galères, c’est d’ailleurs devenu assez fluide. On glisse tranquillement et à peu près sans accrocs. Il faut dire que l’itinérance en Asie en 2016 n’est pas si difficile …
  • Sinon, ça fait 3 mois qu’on ne s’est pas fait à manger. Vive le Resto.
    On mange partout, notamment dans la rue. Plus trop de questions sur les aliments, leur cuisson, leur lavage etc.
    On a pas encore réussi à arrêter la viande, même si on aimerait bien. Pour être honnêtes, on a pas non plus tellement essayé …
    On n’a par contre toujours pas gouté de grillons, pâtes de poulets frites ou serpent.image
  • Du coup on vous passe les détails mais on a découvert de nouvelles sensations dans nos bas ventres au fil de ces quelques semaines.
    Thib s’est d’ailleurs découvert une amie, la douchette à côté des toilettes. Version asiatique du PQ, c’est plutôt pas mal quand le besoin est régulier.
  • Côté corporel c’est à peu près tout. Pas encore de tattoo ni de dread locks ; même si Héléna est sur la voie…
  • Sinon, comme vous vous en doutez, on n’a pas très envie de rentrer et encore moins de partir rebosser. On s’y fait bien à cette petite vie de vacanciers voyageurs…
    Et nos journées sont si riches 🙂
    A ce sujet, on manque de temps. Franchement, on l’aurait pas parié. Quasiment même pas le temps de lire, de glander ou de se prélasser devant un film.
  • Enfin, aussi, surtout, on se rend compte que les amis et la famille nous manquent. Qui l’eût cru d’ailleurs ?
    Mais la bouffe aussi. D’ailleurs on attends toujours notre gigot !

Bécots

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Une journée particulière

Mes petites mangues,

Ça fait trop longtemps qu’on ne vous a pas donné signe de vie.
Il faut dire qu’on était bien occupés. Changement de pays bien entendu, mais aussi et surtout des journées bien remplies.
Enfin surtout une, la dernière.

Il est de ces journées qui se distinguent des autres.
On ne les attend pas, on s’apprête à passer une petite journée paisible et calme et Paf ça vous tombe dessus, telle la Granny Smith sur Newton.
Lorsque l’on voyage, il est plus difficile de les distinguer. Forcément il y a moins de routine que d’habitude donc chaque jour est un peu particulier. Chaque jour est nouveau, singulier, unique.

Malgré tout, il reste des journées qui sortent du lot, et c’est une de celles-ci dont je vais vois parler.

Cette journée a commencé aux aurores. Nous avions rendez-vous avec les moines à 5h30 du matin ; autant vous dire que ça ne plaisante pas.
Chaque matin, les moines font le tour de la ville avec leurs auges pour que les laos, du moins ceux qui auront réussis à s’extraire de leur tatamis, leurs donnent du riz gluant. Comme dirait Simba « un peu gluant, mais appétissant ».
Il y a quelque chose d’assez intriguant chez les moines bouddhistes. Ils ne mangent que du riz et n’avalent rien le soir ; ils ont pourtant une sacrée tendance à l’enrobage maximal.
La ressemblance avec Bouddha est elle considérée comme salutaire ? Dans ce cas il faudra m’expliquer pourquoi aucun d’entre eux ne porte de chignon.
Je divague … ce moment de grâce matinal fut quelques peu perturbé par les cars de coréens et leur perches à selfies qu’ils n’étaient pas loins de fourrer dans les naseaux des religieux.

Moines

Vexés de ne pas avoir été seuls dans notre expédition, nous partons des 6h30 voir THE cascade. Cette fois, c’est la bonne, nous voilà seuls au monde face à un spectacle de la nature à couper le souffle.

Cascade 2

Cascade 1

Quelques heures plus tard, voila les coréens qui rappliquent, nous n’aurons pas réussi à les semer plus longtemps.
Facilement reconnaissable, le touriste coréen ne se déplace jamais seul.
La femelle, en permanence affublée d’un abat-jour en guise de couvre chef, est repérable par son jogging fluo dépareillé des années 80. L’homme, quant à lui, est plutôt adepte de la combinaison intégrale en matière amphibie, lui permettant de s’adapter à tout environnement hostile.
Chassés à coups d’ombrelles et de perches à selfies, nous décidons de nous aventurer « hors des sentiers battus » à la recherche d’une potentielle nouvelle cascade.

Nous abandonnons le scooter après l’avoir noyé dans une marre de boue, et par la même occasion après avoir repeint mes frusques façon constellation asteroidale. C’est à pieds que nous attaquons un trek vers l’inconnu.

Maison

*Ceci n’est pas la jungle, mais nous n’avions pas de photo

Désormais dans la jungle, seuls sur le chemin qui semble ne pas avoir été utilisée depuis plusieurs siècles, nous inventons un super jeu qui pourra peut être un jour remplacer le shi-fu-mi : préfères tu croiser un ours, un cobra ou un tigre ? Les 3 rencontres sont visiblement plausibles au Laos.
Nous n’avons pas vraiment réussi à statuer mais il semble que la distance à laquelle on se trouve de l’animal soit un facteur de choix déterminant.

pont

Nos ressources d’eaux arrivant à épuisement simultanément à mes guibolles, nous repartons pour le scooter au préalablement camouflé dans la brousse. Je me fend d’une petite sieste sur l’engin pendant que thib se prend pour Mario Bros sur la piste.

Pensant arriver innocemment à la maison après cette journée remplie d’émotions, voilà que Thib, sûrement inspiré par le physique de sa moitié, décide de faire un détour par le musée de la bombe.
Blagues mises à part, il s’agit d’un musée qui explique et sensibilise au déminage des millions de bombes encore abandonnées dans les campagnes au Laos.

Seulement voilà, pourtant avides de culture, nous tombons par hasard le jour de la fête annuelle des employés de l’association, et accessoirement jour anniversaire de son directeur Claude-Wang. Accueillant comme pas deux, les bougres nous invitent à se joindre à eux pour un après-midi d’anthologie.
Tournoi de pétanque, bières à gogo et danses de musettes, je me dis que mes étés dans le sud ouest m’auront servis à quelque chose !
Claude-Wang retrouve des bribes de français datant de l’occupation et c’est naturellement que nous nous lions d’amitié avec le doyen.

Claude
Au premier rang pour souffler le gâteau à la crème imprimé à son effigie (précisons que la photo datait de quelques décennies), poussés dans les danses et la bataille de crème fouettée géante et guest stars pour remise des trophées du tournoi de pétanques…

Gateau2

Nous passons un après-midi de franche marade qui vient clôturer en beauté cette journée.

ANNIV

Sacrément accueillants les Laos !

Nous revenons dans une dizaine de jours dans cette ville pour le nouvel an Laos. Ça promets de belles aventures, en tous cas ils nous attendent de pieds fermes pour une petite partie de boules !

Full Moon à l’air

Hello les gigots,

Nous venons de passer quelques jours à Koh Phangan (je ne sais jamais où caser les H dans les noms d’îles donc espérons que ce soit bien ça). L’ile est essentiellement connue pour sa fameuse « Full Moon Party » (mais aussi pour ses half moon Party, no moon Party, moon set Party…). Bref, l’île est connue pour ses soirées.

J’en suis tout de même venue à me demander un peu plus tard si avec la full moon on célébrait réellement l’avènement de la pleine lune, ou si il s’agissait d’une métaphore pour une fête géante de culs à l’air…

En réalité il faut dire que c’est une île magnifique

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Quoiqu’il en soit, nous arrivons quelques jours avant la fameuse soirée pour nous mettre dans le bain. À peine arrivés dans notre petit cabanon, deux brésiliens nous supplient d’échanger leur bungalow lit double contre nos deux lits simples. Le pauvre petit « pao de quejio » s’est trompé et a réservé pour lui, et son ancien boss, un cabanon lit double. Vous imaginez le malaise : 140cm (non je ne parle pas de sa b*****) de promiscuité avec sa hiérarchie. Dans un élan de compassion qui me surprend moi même, j’accepte le deal.
À peine installée confortablement sur ma nouvelle balconette, j’aperçois une fille en train de jouer au billard…seule. Ce qui, soit dit en passant, doit nécessiter une sacré capacité de dédoublement de personnalité.
Mon esprit ne peut s’empêcher de penser au moment où je devrais finir le voyage, seule moi aussi.
Vais-je devoir apprendre à jouer au solitaire avec mon paquet de carte, vais-je m’organiser des partis de puissance 4 contre Siri, vais-je jouer au ping pong avec la table semi repliée, je ne préfère pas y penser…

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Moi, déjà seule…

Thib étant cloué au lit par une maladie que nous ne citerons pas, je décide de m’aventurer seule à la plage pour me changer les idées et voir le coucher de soleil. Mon sens de l’orientation, aussi affuté qu’un couteau à beurre, me guide évidement dans la mauvaise direction ; je dois escalader des bungalows et ramper sous des tuyaux pour arriver à destination. Seule sur la plage je me retrouve face à un monde d’injustice.
Des filles minces qui mangent des magnums sur la plage, des corps uniformément bronzés alors que mes mollets sont blancs et mes genoux marrons… je fais demi tour et retourne à l’hôtel m’engloutir un double burger pour lutter contre ce déséquilibre universel.
Du coup, j’en profite pour demander à Thib si il ne voudrait pas m’offrir une petite liposucion du ventre pour mon anniversaire. Il me répond aimablement « et pas les fesses avec ? ».
Je parti me faire Hara-Kiri.

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Le jour suivant, cette fois ça y est, il va falloir se rendre à la full moon. On ne peut plus faire machine arrière. Nous y allons plus pour l’expérience sociale que pour le dance floor, mais quand il faut y aller… Comme des bons grands parents que nous sommes, nous faisons une petite sieste et une cure de choux kale pour affronter la soirée. Thib, l’animal social, nous trouve des petits camarades allemands pour l’apéro, il lie l’amitié en parlant de bretzels.
Puis direction la soirée, 45 minutes sur la plage arrière d’un pickup pour être surs d’arriver en forme. A l’arrivé, nous croisons toutes sortes de gens : des couples, des bandes de mecs en sausage festival, des fille à demi-nues recouvertes de peintures fluo, des âmes solitaires s’enfilant des mignonnettes d’alcool frelaté….

Les thaïs eux s’occupent de récupérer un maximum de Bhats en proposant aussi bien des brochettes de poulets, des tatouages fluos ou des turages de cartes de tarot.
La mer est un urinoir géant, le sable un tapis de verre que seuls les fakirs pourront traverser, la musique est une sorte de David Guetta remixé au green curry, nous ne tenons pas très longtemps mais on rigole bien avec un kebbab et une petite bière devant le spectacle.
La petite drôlerie ce sont les salons de tatouages qui restent ouverts toute la nuit pour être surs d’avoir pleins de clients bien ivres pour se faire tatouer. Il paraît qu’il y a quelques mois un gus est reparti de Koh Phi Phi avec le masque de Batman tatoué sur la face.

Le lendemain nous croisons les apprentis fakirs en béquilles et bandages, de nombreux pieds ont été éventrés.
Les chtis étaient mieux à Mykonos.

Quant à nous, on retourne se la couler douce sur notre petite plage privée de papis, et finalement on aime bien ça faire les papis 😉

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Joyeuse Pâques et bon gigot (j’en rêve tellement)

2 days diving in Similan Islands

Happy Monday !

Vous avez déjà lu nos péripéties en croisière, voici la version en images.

Les vidéos de plongée c’est généralement assez chiant, surtout quand ce n’est pas les nôtres ; encore plus lorsque l’on est pas soi-même plongeur …

Si jamais vous vous lancez, vous aurez le plaisir de voir pas mal de poissons mais aussi de beaux points de vue et Héléna qui nous divertit sous l’eau.
Les îles Similan étant parait-il l’un des plus beaux spot de plongée du monde, la vie que l’on y croise et bien diversifiée. Vous verrez notamment dans la vidéo des tortues, poissons coffres, poissons ballons, poissons pierres, murènes, poissons clown (nemo), raies etc …

Le plus beau de tous les poissons vous savez déjà qui c’est alors je ne vous gâche pas la surprise.

Bon visionnage et bonne semaine à tous !

Ko Phi Phi Ko Bo Beauf

On vous avait promis du lourd concernant nos rencontres thaïlandaises, c’est le moment de tenir notre parole.

imageVous connaissez déjà René la taupe, on ne vous a pas encore parlé de ses enfants, neveux et amis beaufs croisés quelques jours plus tôt sur l’ile de Ko Phi Phi.

Ko Phi Phi c’est un petit bout de paradis d’à peine quelques kilomètres carrés.

A priori insatisfaits par sa beauté naturelle et avides de nouveaux euros tous frais, les thaï ont décidé il y a quelques années de transformer cette île en « party island » (comprendre île dédiée à la fête).

C’est là que le paradis tropical s’est transformé en paradis anthropologique …

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imageLa clientèle est énorme mais cette fois ce n’est pas du surpoids de René que l’on parle.
On a l’impression d’être dans un remake grandeur nature des Chtis à Mykonos (#makak).

Débardeur trop petit, coupe à la con, casquette ou chapeau dégeu, on reconnait vite les habitués.

Le pipien moyen s’est préparé toute l’année à la salle de muscu et c’est enduit d’huile végétale bon marché qu’il exhibe fièrement son nouveau tatoo tribal.

Perche à selfie dans la main, boxer à flammes, il entame sa parade nuptiale.

Ce soir c’est sûr, il conclût avec Jennifer !

Je nous concède quand même un point commun, moi non plus je ne suis pas très habile pour conclure lorsque 100 % sobre (désolé Mamie).

Pleine de ressources, la bête ne se laisse pas abattre pour autant (jeu de mots) ; c’est dès son réveil que Steven cherche la force à grands coup de buckets (littéralement un seau en anglais). Les verres étant sûrement trop petits sur cette île, c’est par seaux qu’on vend à l’animal ses doses de cocktails tièdes.

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Étonnamment, soleil et alcool bas de gamme ne l’aideront pas auprès de ces dames.
Pas de panique, Steven a de la ressource : il y toujours les masseuses ! Changement de robes à la tombée de la nuit, elles se sont désormais prostituées.

On vous l’avait dit que Steven allait choper !

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NB : Rendons tout de même justice à Ko Phi Phi :

Papitos et mamitos se couchent tôt en voyage. On n’était donc pas dans le trip #megabeauf mais ça nous a permis de profiter d’une autre partie de l’île :
Les paysages sont vraiment canons, les plongées sont carrément exceptionnelles et on trouve quelques bars et restos encore interdits aux animaux.
On y passe de bons moments, on peut bien manger et rencontrer des gens vraiment sympas.

Un grand merci à nos guides palmés, vous avez été au top !

Connasse en croisière

Bien le bonjour mes petits nuggets,

Nous voilà de retour après une petite croisière plongée de deux jours dans les îles Similans.
Je dois vous avouer que je n’étais pas forcément méga partante à l’idée de passer deux jours en pleine mer, et à l’heure qui l’est je n’ai pas l’impression d’être tout à fait stabilisée sur mes pattes, mais ma foi, c’était fort sympathique.
Similan

Nous sommes partis à speed boat tel des petits ricochets pour rejoindre le vaisseaux mère de la croisière. Une sorte de Titanic pour pauvres. Une fois arrivés, Sven, notre maître plongeur Suédois, un croisement entre Brice de Nice et un Ragondin, affublé d’un sachet de tabac entre les incisives, nous présente le navire. Nous partons alors pour 3 plongées des plus sportives à travers le courant et le green monster (des courants d’eau froide et trouble, un régal). Pour la dernière plongée de la journée nous traversons un champs d’une cinquantaine de raies nichées dans le sable, et pour une fois je ne vois pas celle de Thib.

DCIM100GOPRO

La première journée se termine, nous remontons dans le bateau et, étant les seuls clients à bord, nous pouvons nous remplir l’œsophage tranquillou avec Sven.
Mais là je me dis problème ! Qu’est ce que je vais bien pourvoir raconter de palpitant à mes nuggets ?! Je me doute qu’un article complet sur les différentes espèces croisées au long de la journée vous laisserait perplexe. Heureusement, Poséidon m’a entendu et a envoyé un beau spécimen pour notre réveil.

Nous

A 10H du matin, le speedboat arrive rempli de nouveaux clients, de la chaire fraîche pour mon article !

Notre groupe, précédemment composé de Monzigue, Thib, Sven et une petite suédoise en formation, se voit complété par René la taupe, un apnéiste breton chauve de 65 ans en obésité maximale. En somme, un cadeau du ciel.
Lorsque Sven annonce à René qu’il va faire équipe avec l’innocente suédoise, le bonheur se lit dans ses yeux. La suédoise quant à elle, gouttelettes au front, est à deux doigts de se saborder du navire.

Légèrement handicapé par son surpoids, René prends une bonne demi heure pour  enfiler sa combinaison bleu fluo. Ne rigolez pas c’est très difficile de rentrer un roast-beef dans un préservatif.
J’ai oublié de préciser que René s’était précédemment enduit la totalité de la tête de crème solaire indice 200, lui donnant l’allure d’un Schtroumf albinos sous cortisone.
A peine à l’eau, René s’empresse de perdre sa ceinture de plombs à 15 mètres de profondeur pour ne pas retarder le groupe. Je ne précise pas qu’au bout de 3 minutes sous l’eau il s’assomme avec un corail puis consomme la totalité de sa bouteille d’air en seulement quelques minutes.
Bon j’arrête de maltraiter ce pauvre René, il est siiiii mignon gnion gnion mais ….

Dernière plongée, nous croisons une tortue en train d’engloutir une méduse. À peine son en-cas terminé, celle-ci décide de s’attaquer à la caméra. Visiblement déçue de son petit goût de plastique elle se tourne vers moi et décide de me poursuivre jusqu’à la surface et tente de me croquer la miche. Il est de notoriété que les tortues attaquent à l’odeur et visiblement ces deux jours sans douche m’avaient transformée en steak de méduse (voir la vidéo ci-dessous).

Bon en conclusion, nous avons passé deux jours de folie à visiter les fonds marins de îles Similans, et même si au début j’étais à l’aise comme une enclume dans un pot de yaourt, on était quand même au paradis !  Mais surtout on a pu faire les remakes suivants :
– Hurler « I am the king of the world » sur la proue du bateau -> Titanic
– Nager avec un crabe et une fourchette -> La petite sirène
– Parler à un ballon sur une île déserte -> Seul au monde
– Nager dans le bleu jusqu’à l’étourdissement -> Le grand bleu
– Ne pas se faire becter par un requin -> Les dents de la mer
– Ne pas perdre le bateau -> Open water

Milles mercis à mon Thib pour cette sublime expérience !!!

Koh Lanta – on a gagné l’immunité

Hello les poulets,

Nous revoilà après deux jours passé à Koh Lanta.

Point de défis d’agilité, pas de course de sacs et encore moins de chenilles vivantes avalées. Peut être un peu d’apnée, j’admets, mais on s’est arrêté là pour les défis en tous genres.

Pour la petite histoire, l’émission éponyme de TF1 n’a d’ailleurs jamais été tournée sur cette île.

Koh Lanta - notre cabane

Cette petite île de 25 km de long sur 3 de large est ma foi fort sympathique. On nous avait vendu les touristes chinois en maillots de bain intégraux (type de burkini asiatique anti soleil) et bouées de sauvetage, que nenni !

Ici, les minuscules villages s’enchaînent au rythme des plages, de plus en plus sauvages plus on fait route vers le sud. On commence avec de petits bar-restos en « dur », on continue avec les huttes en bambou et on finit avec les singes.

Koh Lanta - le totem

imageCes sales bâtards ont d’ailleurs essayé de nous braquer. On se méfiait surtout des humains mais a tord. Une fois notre garde baissée, constatant le peu de monde sur la plage, on a eu la surprise de voir un singe tenter de nous faire les sacs. À voir son agilité, il s’était clairement déjà largement fait la main. Vous connaissez la désormais célèbre danse du bambou ? C’est une technique assez similaire qui a permis de le faire fuir.

Visite express du coup mais fort sympathique. Plage, bronzette et jeux aquatiques … Après deux mois à arpenter les rues asiatiques, la pause tombe à point nommé !

Koh Lanta - sunset

Nous voguons désormais vers notre prochaine destination : Ko Phi Phi. Plus de monde parait-il, mais aussi et surtout une vie marine et des plongées sublimes.
On vous fait le débrief très vite.

Bonnes bulles

Koh Lanta - la mer et le rocher

Bangkok : du miel et du curry

Mes petites papayes, nous revoilà pour votre plus grand plaisir au pays du criquet masseur : la Thaïlande.
Je trouve le courage de faire face à mon clavier et ce n’est pas une mince affaire.
Face à la chaleur de la capitale de la larve en brochette, le moindre mouvement est à économiser pour survivre.

D’autre part, j’en suis actuellement à ma 17eme heure de transport et mes idées ne sont donc plus très claires. Je vais également probablement mourrir de déshydratation car Thib a abandonné notre bouteille de survie lors du dix-huitième changement de mini bus. Je fais une petite aparté mais c’est assez hilarant : plus on avance pendant cet interminable trajet pour se rendre à koh Lanta, plus la taille des moyens de transports diminue. Je me demande si au prochain arrêt ils ne vont pas nous filer un monocycle et nous demander de pédaler jusqu’à l’hôtel.

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Bref, nous venons de passer une délicieuse semaine à Bangkok.
Souvent les gens ont un avis très négatif sur Bangkok.
C’est moche, c’est sale, ça pue et il fait chaud. Je me sens obligée de faire justice à cette ville qui m’a accueillie avec amour et lait de coco.
Reprenons les choses dans l’ordre.
C’est moche ? C’est sûr que l’architecture de cette ville est plus proche d’une construction lego que d’un immeuble haussmannien, mais le cubisme a son charme.
C’est sale ? Bon, là, mon dernier comparatif étant plus Bombay que Strasbourg, je vous le dis, on pourrait manger un pad thai par terre, donc pas de problème de ce côté là.
Ça pue ? Figurez vous qu’il est interdit de péter dans tous les transports de Bangkok. Comment je le sais ? Car c’est sans doute le picto le plus hilarant de toute l’histoire des pictos ! Donc non ça ne pue pas. Mais je me demande si c’est un problème de notoriété publique en Thaïlande pour en faire un picto. (Vous noterez également qu’il est interdit de peloter des seins)

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Bon par contre il fait chaud. Le resenti à Bangkok est d’environ 45 degrés, ce qui donne l’impression d’être recouvert en permanence d’une couche de miel tiède. Un vrai délice. Pour ceux qui transpirent la couenne c’est plus gênant.

Mais ce que j’aime avant tout à Bangkok, c’est que les thaïs et moi avons la même passion : manger. À chaque coin de rue un petit stand de brochettes, de nouilles aux crevettes, de fruits frais… il n’y a pas d’heures pour manger, on peut le faire en continu !! Et rien que pour ça, c’est un peu mon chez moi.

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Comme je vous l’ai indiqué nous arriverons incessamment sous peu, du moins je l’espère, à Koh Lanta, et ça, ça me met en joie !
Savez vous quelle sera mon activité principale dans les îles thaïlandaises ?
À part me dorer la pillule et faire un combat du nombre de grillons avalés en moins de 3 minutes avec Thib, c’est d’observer !
Car la Thaïlande c’est aussi un véritable repaire de cas sociaux des plus délectables. J’imagine déjà les profils mais je me laisse quelques jours avant de vous dresser un petit best of des meilleurs personnages. Le prochain article sera signé Bernard Delavillardiere en goguette.

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See you soon

Birmanie Birmanus

Désolé pour le titre, je n’ai pas pu m’en empêcher.

Une des choses les plus marquante de notre visite restera sans conteste la gentillesse de ses habitants. Ça fait un peu cliché j’en conviens, mais c’est pourtant l’heureuse vérité.

Ici l’échange de sourire est la norme. Souriez et vous êtes sûrs de recevoir la pareille.
Vous aurez alors le plaisir de profiter de ces dentitions parfaites. Édenté par l’abus de Béthel, le birman sourit rouge, au sens propre du terme. *

Pas une heure se passe sans croiser des personnes qui viennent à votre rencontre pour vous saluer.

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C’est encore plus frappant avec les enfants qui sont eux carrément excités par la rencontre. Il n’est pas rare qu’ils vous courent après pour vous arracher un hello, un bonjour ou un Mingalaba. Ajoutez à la scène une dizaine d’autres enfants qui jouent de la musique et dansez avec eux, le moment restera gravée longtemps dans votre mémoire.

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L’enthousiasme se partage aussi avec les adultes.

Le contexte propice à la rencontre s’amplifie exponentiellement au fil de l’éloignement des noeuds touristiques. La différence se ressent d’un village à l’autre, il suffit de ne plus être sur le lieu de passage massif de l’amas blanchâtre.

On s’étonne souvent que le tourisme dans le pays ait « déjà » 5 ans. Souvent on a l’impression d’être le premier blanc à passer les portes du village. On créé l’événement. On attise les curiosités. Il n’est pas rare de se voir offrir un fauteuil et un thé dans la rue par de parfaits inconnus …

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Vient alors le moment de l’échange. Nos hôtes sont largement aussi curieux que nous.
C’est d’ailleurs souvent assez cocasse. Dans les villages peu sont les birmans anglophones.
On communique comme on peut. Par les mots très peu, par les gestes un peu, et par les sourires et les rires surtout. Que de moments exceptionnels !

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On ne se comprends pas vraiment mais on profite mutuellement de la présence et de la gentillesse de l’autre. D’égal à égal on se toise, on échange et on se marre !

Quel plaisir aussi de parfois passer simplement inaperçu. Arriver dans un village et se fondre dans la vie. Ne pas poser de différence c’est se faire accepter et intensifier ensuite les échanges.

IMG_0336Assister à un combat de coq dans la rue, partager un cigare et un verre de gnole au coin du feu, se marrer a travers le paravent de la « douche ». Les moments de partage ont été nombreux et ce serait vous ennuyer que de tous les lister.

Parlons quand même des visites d’entreprises et des habitations. Les gens vous arrêtent dans la rue pour vous montrer leur quotidien, fiers de leur cadre de vie et heureux de le partager.

Enfin, une petite pensée pour Eindawbar, notre nouveau pote moine bouddhiste, qui nous a fait visiter son monastère de long en large. Dommage qu’ils jeûnent chaque soir, on aurait eu plaisir à l’inviter à dîner. Tant pis, on suivra ses aventures sur Facebook. C’est pas parce qu’on est moine qu’on est pas connecté !

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On gardera malgré tout une petite frustration. Faute à la barrière de la langue, on regrettera de ne pas avoir pu discuter en profondeur, en apprendre d’avantage sur la vie, les pensées, parler de ce qui nous unie et de ce qui nous différencie. Partager notre vision mais surtout recueillir la leur.

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Ici, la drogue acceptée et utilisée quasiment à l’unanimité, c’est le bethel. Feuilles qu’on mélange avec de la poudre de cailloux et d’autres ingrédients inconnus, le bethel est chiqué par les birmans de tous âges. Résultat : dents déchaussées, gencives rouge flash et crachats continuels de ce jus rougeâtre à l’odeur forte.

Allez, en bonus, quelques dernières photos de Birmanie. À très vite, depuis la Thaïlande !

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