La ville qu’on a failli détester

Hello les radis,
Un des « problèmes » auquel on est confronté lorsqu’on voyage, c’est qu’on ne sait jamais comment sera l’étape suivante.

La prochaine ville, le prochain pays, est-ce que ce sera mieux ou moins bien ?
Les gens, les rencontres, les paysages…

Rivière nam ou laos

Et bien c’est ce qui nous est arrivé il y a quelques jours. Après quelques jours à looser dans nos hamacs façon rosbifs en suspensions, nous voilà partis pour une nouvelle ville au nom mystérieux de Muang Khwa.

Et là, dès le départ, ça sent le poney…

Il va falloir prendre un pirogue dont la flottabilité reste à prouver, pendant 5h, descendre pendant les rapides pour escalader les rochers car l’eau est trop basse, le tout entassés entre des poussins vivants, des poissons chats morts, des touristes et des locaux.

Muang Kwa bateau

Arrivés à l’aube, nous arrivons à obtenir avec un couple de toulousains des places de choix dans la chaloupe, c’est à dire les anciens sièges d’une Renault 5 vissés sur la barquette.
Rien ne se perd, tout se transforme.
Les badauds restants s’entassent sur des planches à l’arrière.
À mi chemin, une blonde, très prochainement surnommée : la connasse, dont le fessier proéminent devait pourtant rendre la planchette aussi confortable que les sièges de la feu-Renault, se fend avec dédain d’un commentaire désobligeant : « vous auriez au moins pu proposer d’échanger les sièges, c’est le minimum« .

Partagée entre l’envie de la balancer par dessus bord et celle de lui rétorquer que « ça aurait été avec plaisir si elle l’avait demandé aimablement, mais que dans ces conditions elle pouvait se le carrer la où je pense« , je me lance dans une introspection bouddhique et nous laissons à l’opulente et ses sbires nos trônes.
Un peu plus tard, l’opulente se colle à moi sur une planchette et essaye de gratter l’amitié lorsque je parle de fondue savoyarde, sauf qu’on ne plaisante pas avec le fromage, et encore moins avec les connasses. Je pense qu’elle l’a compris.

Nous débarquons une éternité plus tard, et à la limite de l’inanition, sur les rives de Muang Khwa : la ville fantôme.
Enterrée sous une couche de nuage épaisse, entre immeubles en constructions et coulées de boue, nous n’avons qu’une envie : partir au plus vite pour la prochaine étape !
Sauf que fichtre et poils de boucs : en raison d’un nouveau barrage les bateaux ne partent plus vers notre prochaine étape, et le bus fait globalement le tour du laos avant de s’y rendre, soit plus de 12 heures de voyage !

Nous sommes faits comme des rats ! Séquestrés dans la ville , heureusement avec le couple de toulousains, nous n’avons pas d’autres choix que de rompre notre abstinence de bières.

rencontre toulouse
Nous trouvons un bar des plus local, une sorte de hangar sans mur posé sur la rivière, avec barbecue au feu de bois au milieu de la table.
Après avoir essuyé une tornade, un groupe de laos vient nous rejoindre dans ce bar dans lequel nous étions les seuls clients.

pont laos

Mais il faut savoir que le lao est très festif et porté sur la bouteille.
D’ailleurs quand un groupe de laos s’installe dans un bar on ne lui apporte pas une bière par personne mais une ou plusieurs caisses de bières qu’on pose à côté de la table.

À l’aide de Thib « l’animal social », nous voilà en deux minutes bras dessus bras dessous avec les laos et les toulousains entrain de faire des concours de culs secs en chantant Soy Soy, le « Il est des nôtres » local.

À 21h nous avons couché les derniers laos survivants et nous nous apprêtons à rentrer en ville, lorsque nous entendons de la musique… [NDLR : chose assez intrigante pour une ville sans électricité]

Ni une ni deux nous voilà incrustés dans une maison laotienne à danser au milieu de plusieurs familles. C’est parti pour une session de clubbing laotien et bataille de glaçons avec Mamie, Papi et toutes les générations !

laos soirée 3

Après quelques heures de danses, et essayant de préserver nos hommes qui se faisaient tripoter les baloches par mamie Laos et sa descendance, on remarque une petite fille qui a une grosse gastro dans la chambre d’à côté. Encore une qui me vomi sur les pieds.

thib quinn

Ni une ni deux, Thib change de casquette et se transforme en Docteur Quinn auprès de la fillette.

De mon côté je suis plus proche de l’Indien mutique mais je lègue mon gri-gri perso, ma trousse de secours  smecta-tyorfan-vogalène pour sauver la fillette.
Le chef de famille nous remercie et nous les remercions tous pour cette merveilleuse soirée !

laos soirée 2

J’aurais du mal à nous imaginer laisser entrer 4 touristes éméchés ne parlant pas français chez nous et faire la fête avec eux toute la soirée, mais ici c’est ça, et on les en remercie mille fois !

soirée laos 1

Le changement, c’est maintenant

On nous a récemment demandé si l’on pensait avoir changé depuis notre départ. Arrivés à la moitié du périple (au moins pour Thib qui rentre mi juin), c’est un moment opportun pour se poser la question …

Alors OUI, on a complètement changé ! On est clairement plus les mêmes personnes qu’il y a 3 mois …

  • Baboss à 100%, on vit avec 3 € par jour, on a arrêté la viande et on ne mange quasiment plus que du riz.
  • Helena apprends la guitare et ne se déplace plus sans l’instrument. Elle envisage d’ailleurs de se la faire tatouer sur le mollet.
  • Conscients de notre empreinte écologique, on ne se lave plus que tous les deux jours ; et pour les cheveux c’est 1 fois par semaine.
  • Enfin, et surtout, plus matérialistes pour un sou et totalement humanistes, on ne pense plus jamais à notre bonheur personnel et ne nous delectons plus que de notre rapport aux autres.

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Foutaises ! En réalité, avant on aimait pas trop les gens … Maintenant on les déteste ! Et Vlan !

Soyons sérieux … Pas vraiment de changements radicaux de nos petites personnes mais malgré tout quelques évolutions notoires :

  • Héléna sait lire une carte et se repérer au soleil.
    Encore un peu et on la laisserait presque conduire un scooter.
  • On a perdu l’un envers l’autre le peu de pudeur qui nous restait. La faute aux portes de toilettes absentes dans un gite sur deux.
  • On apprend ce qu’est de partager notre vie 24h/24. Et on peut dire que ça se passe bien. On parlait d’ailleurs hier soir de la valeur du silence. Le changement en fait, plus que d’être tout le temps ensemble, c’est de ne jamais être seul. Encore une fois, on est au top.image
  • On vit avec quelques tee-shirts et on a a peu près perdu l’envie d’en avoir d’autres.
    Désormais plus d’habits blancs dans le lot, le plus clair qu’il nous reste est un vague blanc jauni.
    A ce sujet on est devenu des pro de la lessive à la main … Et du bouclage de sac quotidien.
  • D’ailleurs l’expression « on passe à la maison ? » a un peu changé de sens. La maison maintenant c’est le lieu où on a laissé notre sac a dos pour la journée.
    On se déplace sans trop de galères, c’est d’ailleurs devenu assez fluide. On glisse tranquillement et à peu près sans accrocs. Il faut dire que l’itinérance en Asie en 2016 n’est pas si difficile …
  • Sinon, ça fait 3 mois qu’on ne s’est pas fait à manger. Vive le Resto.
    On mange partout, notamment dans la rue. Plus trop de questions sur les aliments, leur cuisson, leur lavage etc.
    On a pas encore réussi à arrêter la viande, même si on aimerait bien. Pour être honnêtes, on a pas non plus tellement essayé …
    On n’a par contre toujours pas gouté de grillons, pâtes de poulets frites ou serpent.image
  • Du coup on vous passe les détails mais on a découvert de nouvelles sensations dans nos bas ventres au fil de ces quelques semaines.
    Thib s’est d’ailleurs découvert une amie, la douchette à côté des toilettes. Version asiatique du PQ, c’est plutôt pas mal quand le besoin est régulier.
  • Côté corporel c’est à peu près tout. Pas encore de tattoo ni de dread locks ; même si Héléna est sur la voie…
  • Sinon, comme vous vous en doutez, on n’a pas très envie de rentrer et encore moins de partir rebosser. On s’y fait bien à cette petite vie de vacanciers voyageurs…
    Et nos journées sont si riches 🙂
    A ce sujet, on manque de temps. Franchement, on l’aurait pas parié. Quasiment même pas le temps de lire, de glander ou de se prélasser devant un film.
  • Enfin, aussi, surtout, on se rend compte que les amis et la famille nous manquent. Qui l’eût cru d’ailleurs ?
    Mais la bouffe aussi. D’ailleurs on attends toujours notre gigot !

Bécots

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Une journée particulière

Mes petites mangues,

Ça fait trop longtemps qu’on ne vous a pas donné signe de vie.
Il faut dire qu’on était bien occupés. Changement de pays bien entendu, mais aussi et surtout des journées bien remplies.
Enfin surtout une, la dernière.

Il est de ces journées qui se distinguent des autres.
On ne les attend pas, on s’apprête à passer une petite journée paisible et calme et Paf ça vous tombe dessus, telle la Granny Smith sur Newton.
Lorsque l’on voyage, il est plus difficile de les distinguer. Forcément il y a moins de routine que d’habitude donc chaque jour est un peu particulier. Chaque jour est nouveau, singulier, unique.

Malgré tout, il reste des journées qui sortent du lot, et c’est une de celles-ci dont je vais vois parler.

Cette journée a commencé aux aurores. Nous avions rendez-vous avec les moines à 5h30 du matin ; autant vous dire que ça ne plaisante pas.
Chaque matin, les moines font le tour de la ville avec leurs auges pour que les laos, du moins ceux qui auront réussis à s’extraire de leur tatamis, leurs donnent du riz gluant. Comme dirait Simba « un peu gluant, mais appétissant ».
Il y a quelque chose d’assez intriguant chez les moines bouddhistes. Ils ne mangent que du riz et n’avalent rien le soir ; ils ont pourtant une sacrée tendance à l’enrobage maximal.
La ressemblance avec Bouddha est elle considérée comme salutaire ? Dans ce cas il faudra m’expliquer pourquoi aucun d’entre eux ne porte de chignon.
Je divague … ce moment de grâce matinal fut quelques peu perturbé par les cars de coréens et leur perches à selfies qu’ils n’étaient pas loins de fourrer dans les naseaux des religieux.

Moines

Vexés de ne pas avoir été seuls dans notre expédition, nous partons des 6h30 voir THE cascade. Cette fois, c’est la bonne, nous voilà seuls au monde face à un spectacle de la nature à couper le souffle.

Cascade 2

Cascade 1

Quelques heures plus tard, voila les coréens qui rappliquent, nous n’aurons pas réussi à les semer plus longtemps.
Facilement reconnaissable, le touriste coréen ne se déplace jamais seul.
La femelle, en permanence affublée d’un abat-jour en guise de couvre chef, est repérable par son jogging fluo dépareillé des années 80. L’homme, quant à lui, est plutôt adepte de la combinaison intégrale en matière amphibie, lui permettant de s’adapter à tout environnement hostile.
Chassés à coups d’ombrelles et de perches à selfies, nous décidons de nous aventurer « hors des sentiers battus » à la recherche d’une potentielle nouvelle cascade.

Nous abandonnons le scooter après l’avoir noyé dans une marre de boue, et par la même occasion après avoir repeint mes frusques façon constellation asteroidale. C’est à pieds que nous attaquons un trek vers l’inconnu.

Maison

*Ceci n’est pas la jungle, mais nous n’avions pas de photo

Désormais dans la jungle, seuls sur le chemin qui semble ne pas avoir été utilisée depuis plusieurs siècles, nous inventons un super jeu qui pourra peut être un jour remplacer le shi-fu-mi : préfères tu croiser un ours, un cobra ou un tigre ? Les 3 rencontres sont visiblement plausibles au Laos.
Nous n’avons pas vraiment réussi à statuer mais il semble que la distance à laquelle on se trouve de l’animal soit un facteur de choix déterminant.

pont

Nos ressources d’eaux arrivant à épuisement simultanément à mes guibolles, nous repartons pour le scooter au préalablement camouflé dans la brousse. Je me fend d’une petite sieste sur l’engin pendant que thib se prend pour Mario Bros sur la piste.

Pensant arriver innocemment à la maison après cette journée remplie d’émotions, voilà que Thib, sûrement inspiré par le physique de sa moitié, décide de faire un détour par le musée de la bombe.
Blagues mises à part, il s’agit d’un musée qui explique et sensibilise au déminage des millions de bombes encore abandonnées dans les campagnes au Laos.

Seulement voilà, pourtant avides de culture, nous tombons par hasard le jour de la fête annuelle des employés de l’association, et accessoirement jour anniversaire de son directeur Claude-Wang. Accueillant comme pas deux, les bougres nous invitent à se joindre à eux pour un après-midi d’anthologie.
Tournoi de pétanque, bières à gogo et danses de musettes, je me dis que mes étés dans le sud ouest m’auront servis à quelque chose !
Claude-Wang retrouve des bribes de français datant de l’occupation et c’est naturellement que nous nous lions d’amitié avec le doyen.

Claude
Au premier rang pour souffler le gâteau à la crème imprimé à son effigie (précisons que la photo datait de quelques décennies), poussés dans les danses et la bataille de crème fouettée géante et guest stars pour remise des trophées du tournoi de pétanques…

Gateau2

Nous passons un après-midi de franche marade qui vient clôturer en beauté cette journée.

ANNIV

Sacrément accueillants les Laos !

Nous revenons dans une dizaine de jours dans cette ville pour le nouvel an Laos. Ça promets de belles aventures, en tous cas ils nous attendent de pieds fermes pour une petite partie de boules !

Full Moon à l’air

Hello les gigots,

Nous venons de passer quelques jours à Koh Phangan (je ne sais jamais où caser les H dans les noms d’îles donc espérons que ce soit bien ça). L’ile est essentiellement connue pour sa fameuse « Full Moon Party » (mais aussi pour ses half moon Party, no moon Party, moon set Party…). Bref, l’île est connue pour ses soirées.

J’en suis tout de même venue à me demander un peu plus tard si avec la full moon on célébrait réellement l’avènement de la pleine lune, ou si il s’agissait d’une métaphore pour une fête géante de culs à l’air…

En réalité il faut dire que c’est une île magnifique

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Quoiqu’il en soit, nous arrivons quelques jours avant la fameuse soirée pour nous mettre dans le bain. À peine arrivés dans notre petit cabanon, deux brésiliens nous supplient d’échanger leur bungalow lit double contre nos deux lits simples. Le pauvre petit « pao de quejio » s’est trompé et a réservé pour lui, et son ancien boss, un cabanon lit double. Vous imaginez le malaise : 140cm (non je ne parle pas de sa b*****) de promiscuité avec sa hiérarchie. Dans un élan de compassion qui me surprend moi même, j’accepte le deal.
À peine installée confortablement sur ma nouvelle balconette, j’aperçois une fille en train de jouer au billard…seule. Ce qui, soit dit en passant, doit nécessiter une sacré capacité de dédoublement de personnalité.
Mon esprit ne peut s’empêcher de penser au moment où je devrais finir le voyage, seule moi aussi.
Vais-je devoir apprendre à jouer au solitaire avec mon paquet de carte, vais-je m’organiser des partis de puissance 4 contre Siri, vais-je jouer au ping pong avec la table semi repliée, je ne préfère pas y penser…

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Moi, déjà seule…

Thib étant cloué au lit par une maladie que nous ne citerons pas, je décide de m’aventurer seule à la plage pour me changer les idées et voir le coucher de soleil. Mon sens de l’orientation, aussi affuté qu’un couteau à beurre, me guide évidement dans la mauvaise direction ; je dois escalader des bungalows et ramper sous des tuyaux pour arriver à destination. Seule sur la plage je me retrouve face à un monde d’injustice.
Des filles minces qui mangent des magnums sur la plage, des corps uniformément bronzés alors que mes mollets sont blancs et mes genoux marrons… je fais demi tour et retourne à l’hôtel m’engloutir un double burger pour lutter contre ce déséquilibre universel.
Du coup, j’en profite pour demander à Thib si il ne voudrait pas m’offrir une petite liposucion du ventre pour mon anniversaire. Il me répond aimablement « et pas les fesses avec ? ».
Je parti me faire Hara-Kiri.

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Le jour suivant, cette fois ça y est, il va falloir se rendre à la full moon. On ne peut plus faire machine arrière. Nous y allons plus pour l’expérience sociale que pour le dance floor, mais quand il faut y aller… Comme des bons grands parents que nous sommes, nous faisons une petite sieste et une cure de choux kale pour affronter la soirée. Thib, l’animal social, nous trouve des petits camarades allemands pour l’apéro, il lie l’amitié en parlant de bretzels.
Puis direction la soirée, 45 minutes sur la plage arrière d’un pickup pour être surs d’arriver en forme. A l’arrivé, nous croisons toutes sortes de gens : des couples, des bandes de mecs en sausage festival, des fille à demi-nues recouvertes de peintures fluo, des âmes solitaires s’enfilant des mignonnettes d’alcool frelaté….

Les thaïs eux s’occupent de récupérer un maximum de Bhats en proposant aussi bien des brochettes de poulets, des tatouages fluos ou des turages de cartes de tarot.
La mer est un urinoir géant, le sable un tapis de verre que seuls les fakirs pourront traverser, la musique est une sorte de David Guetta remixé au green curry, nous ne tenons pas très longtemps mais on rigole bien avec un kebbab et une petite bière devant le spectacle.
La petite drôlerie ce sont les salons de tatouages qui restent ouverts toute la nuit pour être surs d’avoir pleins de clients bien ivres pour se faire tatouer. Il paraît qu’il y a quelques mois un gus est reparti de Koh Phi Phi avec le masque de Batman tatoué sur la face.

Le lendemain nous croisons les apprentis fakirs en béquilles et bandages, de nombreux pieds ont été éventrés.
Les chtis étaient mieux à Mykonos.

Quant à nous, on retourne se la couler douce sur notre petite plage privée de papis, et finalement on aime bien ça faire les papis 😉

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Joyeuse Pâques et bon gigot (j’en rêve tellement)

Ko Phi Phi Ko Bo Beauf

On vous avait promis du lourd concernant nos rencontres thaïlandaises, c’est le moment de tenir notre parole.

imageVous connaissez déjà René la taupe, on ne vous a pas encore parlé de ses enfants, neveux et amis beaufs croisés quelques jours plus tôt sur l’ile de Ko Phi Phi.

Ko Phi Phi c’est un petit bout de paradis d’à peine quelques kilomètres carrés.

A priori insatisfaits par sa beauté naturelle et avides de nouveaux euros tous frais, les thaï ont décidé il y a quelques années de transformer cette île en « party island » (comprendre île dédiée à la fête).

C’est là que le paradis tropical s’est transformé en paradis anthropologique …

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imageLa clientèle est énorme mais cette fois ce n’est pas du surpoids de René que l’on parle.
On a l’impression d’être dans un remake grandeur nature des Chtis à Mykonos (#makak).

Débardeur trop petit, coupe à la con, casquette ou chapeau dégeu, on reconnait vite les habitués.

Le pipien moyen s’est préparé toute l’année à la salle de muscu et c’est enduit d’huile végétale bon marché qu’il exhibe fièrement son nouveau tatoo tribal.

Perche à selfie dans la main, boxer à flammes, il entame sa parade nuptiale.

Ce soir c’est sûr, il conclût avec Jennifer !

Je nous concède quand même un point commun, moi non plus je ne suis pas très habile pour conclure lorsque 100 % sobre (désolé Mamie).

Pleine de ressources, la bête ne se laisse pas abattre pour autant (jeu de mots) ; c’est dès son réveil que Steven cherche la force à grands coup de buckets (littéralement un seau en anglais). Les verres étant sûrement trop petits sur cette île, c’est par seaux qu’on vend à l’animal ses doses de cocktails tièdes.

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Étonnamment, soleil et alcool bas de gamme ne l’aideront pas auprès de ces dames.
Pas de panique, Steven a de la ressource : il y toujours les masseuses ! Changement de robes à la tombée de la nuit, elles se sont désormais prostituées.

On vous l’avait dit que Steven allait choper !

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NB : Rendons tout de même justice à Ko Phi Phi :

Papitos et mamitos se couchent tôt en voyage. On n’était donc pas dans le trip #megabeauf mais ça nous a permis de profiter d’une autre partie de l’île :
Les paysages sont vraiment canons, les plongées sont carrément exceptionnelles et on trouve quelques bars et restos encore interdits aux animaux.
On y passe de bons moments, on peut bien manger et rencontrer des gens vraiment sympas.

Un grand merci à nos guides palmés, vous avez été au top !

Connasse en croisière

Bien le bonjour mes petits nuggets,

Nous voilà de retour après une petite croisière plongée de deux jours dans les îles Similans.
Je dois vous avouer que je n’étais pas forcément méga partante à l’idée de passer deux jours en pleine mer, et à l’heure qui l’est je n’ai pas l’impression d’être tout à fait stabilisée sur mes pattes, mais ma foi, c’était fort sympathique.
Similan

Nous sommes partis à speed boat tel des petits ricochets pour rejoindre le vaisseaux mère de la croisière. Une sorte de Titanic pour pauvres. Une fois arrivés, Sven, notre maître plongeur Suédois, un croisement entre Brice de Nice et un Ragondin, affublé d’un sachet de tabac entre les incisives, nous présente le navire. Nous partons alors pour 3 plongées des plus sportives à travers le courant et le green monster (des courants d’eau froide et trouble, un régal). Pour la dernière plongée de la journée nous traversons un champs d’une cinquantaine de raies nichées dans le sable, et pour une fois je ne vois pas celle de Thib.

DCIM100GOPRO

La première journée se termine, nous remontons dans le bateau et, étant les seuls clients à bord, nous pouvons nous remplir l’œsophage tranquillou avec Sven.
Mais là je me dis problème ! Qu’est ce que je vais bien pourvoir raconter de palpitant à mes nuggets ?! Je me doute qu’un article complet sur les différentes espèces croisées au long de la journée vous laisserait perplexe. Heureusement, Poséidon m’a entendu et a envoyé un beau spécimen pour notre réveil.

Nous

A 10H du matin, le speedboat arrive rempli de nouveaux clients, de la chaire fraîche pour mon article !

Notre groupe, précédemment composé de Monzigue, Thib, Sven et une petite suédoise en formation, se voit complété par René la taupe, un apnéiste breton chauve de 65 ans en obésité maximale. En somme, un cadeau du ciel.
Lorsque Sven annonce à René qu’il va faire équipe avec l’innocente suédoise, le bonheur se lit dans ses yeux. La suédoise quant à elle, gouttelettes au front, est à deux doigts de se saborder du navire.

Légèrement handicapé par son surpoids, René prends une bonne demi heure pour  enfiler sa combinaison bleu fluo. Ne rigolez pas c’est très difficile de rentrer un roast-beef dans un préservatif.
J’ai oublié de préciser que René s’était précédemment enduit la totalité de la tête de crème solaire indice 200, lui donnant l’allure d’un Schtroumf albinos sous cortisone.
A peine à l’eau, René s’empresse de perdre sa ceinture de plombs à 15 mètres de profondeur pour ne pas retarder le groupe. Je ne précise pas qu’au bout de 3 minutes sous l’eau il s’assomme avec un corail puis consomme la totalité de sa bouteille d’air en seulement quelques minutes.
Bon j’arrête de maltraiter ce pauvre René, il est siiiii mignon gnion gnion mais ….

Dernière plongée, nous croisons une tortue en train d’engloutir une méduse. À peine son en-cas terminé, celle-ci décide de s’attaquer à la caméra. Visiblement déçue de son petit goût de plastique elle se tourne vers moi et décide de me poursuivre jusqu’à la surface et tente de me croquer la miche. Il est de notoriété que les tortues attaquent à l’odeur et visiblement ces deux jours sans douche m’avaient transformée en steak de méduse (voir la vidéo ci-dessous).

Bon en conclusion, nous avons passé deux jours de folie à visiter les fonds marins de îles Similans, et même si au début j’étais à l’aise comme une enclume dans un pot de yaourt, on était quand même au paradis !  Mais surtout on a pu faire les remakes suivants :
– Hurler « I am the king of the world » sur la proue du bateau -> Titanic
– Nager avec un crabe et une fourchette -> La petite sirène
– Parler à un ballon sur une île déserte -> Seul au monde
– Nager dans le bleu jusqu’à l’étourdissement -> Le grand bleu
– Ne pas se faire becter par un requin -> Les dents de la mer
– Ne pas perdre le bateau -> Open water

Milles mercis à mon Thib pour cette sublime expérience !!!

Birmanie Birmanus

Désolé pour le titre, je n’ai pas pu m’en empêcher.

Une des choses les plus marquante de notre visite restera sans conteste la gentillesse de ses habitants. Ça fait un peu cliché j’en conviens, mais c’est pourtant l’heureuse vérité.

Ici l’échange de sourire est la norme. Souriez et vous êtes sûrs de recevoir la pareille.
Vous aurez alors le plaisir de profiter de ces dentitions parfaites. Édenté par l’abus de Béthel, le birman sourit rouge, au sens propre du terme. *

Pas une heure se passe sans croiser des personnes qui viennent à votre rencontre pour vous saluer.

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C’est encore plus frappant avec les enfants qui sont eux carrément excités par la rencontre. Il n’est pas rare qu’ils vous courent après pour vous arracher un hello, un bonjour ou un Mingalaba. Ajoutez à la scène une dizaine d’autres enfants qui jouent de la musique et dansez avec eux, le moment restera gravée longtemps dans votre mémoire.

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L’enthousiasme se partage aussi avec les adultes.

Le contexte propice à la rencontre s’amplifie exponentiellement au fil de l’éloignement des noeuds touristiques. La différence se ressent d’un village à l’autre, il suffit de ne plus être sur le lieu de passage massif de l’amas blanchâtre.

On s’étonne souvent que le tourisme dans le pays ait « déjà » 5 ans. Souvent on a l’impression d’être le premier blanc à passer les portes du village. On créé l’événement. On attise les curiosités. Il n’est pas rare de se voir offrir un fauteuil et un thé dans la rue par de parfaits inconnus …

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Vient alors le moment de l’échange. Nos hôtes sont largement aussi curieux que nous.
C’est d’ailleurs souvent assez cocasse. Dans les villages peu sont les birmans anglophones.
On communique comme on peut. Par les mots très peu, par les gestes un peu, et par les sourires et les rires surtout. Que de moments exceptionnels !

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On ne se comprends pas vraiment mais on profite mutuellement de la présence et de la gentillesse de l’autre. D’égal à égal on se toise, on échange et on se marre !

Quel plaisir aussi de parfois passer simplement inaperçu. Arriver dans un village et se fondre dans la vie. Ne pas poser de différence c’est se faire accepter et intensifier ensuite les échanges.

IMG_0336Assister à un combat de coq dans la rue, partager un cigare et un verre de gnole au coin du feu, se marrer a travers le paravent de la « douche ». Les moments de partage ont été nombreux et ce serait vous ennuyer que de tous les lister.

Parlons quand même des visites d’entreprises et des habitations. Les gens vous arrêtent dans la rue pour vous montrer leur quotidien, fiers de leur cadre de vie et heureux de le partager.

Enfin, une petite pensée pour Eindawbar, notre nouveau pote moine bouddhiste, qui nous a fait visiter son monastère de long en large. Dommage qu’ils jeûnent chaque soir, on aurait eu plaisir à l’inviter à dîner. Tant pis, on suivra ses aventures sur Facebook. C’est pas parce qu’on est moine qu’on est pas connecté !

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On gardera malgré tout une petite frustration. Faute à la barrière de la langue, on regrettera de ne pas avoir pu discuter en profondeur, en apprendre d’avantage sur la vie, les pensées, parler de ce qui nous unie et de ce qui nous différencie. Partager notre vision mais surtout recueillir la leur.

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Ici, la drogue acceptée et utilisée quasiment à l’unanimité, c’est le bethel. Feuilles qu’on mélange avec de la poudre de cailloux et d’autres ingrédients inconnus, le bethel est chiqué par les birmans de tous âges. Résultat : dents déchaussées, gencives rouge flash et crachats continuels de ce jus rougeâtre à l’odeur forte.

Allez, en bonus, quelques dernières photos de Birmanie. À très vite, depuis la Thaïlande !

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Bagan en roue libre

Après l’effort, le réconfort ! Nous passons quelques nuits de repos bien mérité au lac inle et une après le trek et une dernière soirée bien arrosée.
Initialement, nous avions innocemment prévu de nous sustenter d’un petit plat birman avec un couple d’amis français… mais lorsque vous trouvez un restaurant dans le routard, attendez quelques heures, et vous êtes sûrs que les derniers clients sont français, et ivres, et là, ça part en noisettes. Les propriétaires du restaurant nous jettent des regards désespérés après la commande d’une énième bouteille de pif, nous ne sommes pas loin d’avoir écoulé le stock du pays.

Le lendemain nous partons en bus de nuit pour Bagan, la ville des temples Birmans.
Plus de 2 000 temples construits par un roi qui avait la folie des grandeurs… Encore un qui avait des complexes ! On nous fait croire dans les guides que les stûpas ressemblent à des bols inversés, mais je suis sûre que Sigmund y verrait la même chose que moi.

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Bref, après une nuit de toute fraîcheur dans le bus, nous arrivons à 4h du matin à Bagan.
Sans abris autres que nos sacs, dans lesquels nous ne pouvons malheureusement pas nous réfugier tel l’escargot au beurre aillé, nous décidons de partir admirer le lever du soleil depuis le sommet d’un temple.
Et la, c’est le gros hic. Il va falloir conduire…UN SCOOTER !
Autant vous dire que je suis déjà assez moyennement stable sur mes pieds, encore moins sur un vélo, je n’ose donc pas imaginer la version deux roues motorisées.
Pas le choix, il faut vaincre ses peurs, j’enjambe la machine tel Lucky Luke sur son fidèle destrier, même si je ne suis pas sûre qu’une carotte le fasse avancer. Je file comme le vent avec les pattes tendues façon trépieds pour éviter la chute.

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Par un miracle que je ne m’explique pas, nous arrivons entiers au temple.
De nuit nous escaladons le temple à la Indiana Jones, affublés de nos lampes frontales, nous slalomons entre les indésirables : mygales, serpents et touristes chinois.
Je vous laisse profiter de la vue.

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Une fois le soleil levé, nous décidons de nous rendre au petit déjeuner. Quoi de mieux qu’un petit plat de nouilles sautées à 8h du matin.
Seulement voilà, entre le moment où nous avions garé nos montures en bas du temples, et maintenant, des centaines de scooter se sont garés derrières nous. L’extraction va être difficile.
Ne maîtrisant pas tout à fait les subtilités de l’engin, je tourne maladroitement la poignée qui s’avère être l’accélérateur … La sentence est immédiate ! Je fonce dans la pile de scooters adverse à la manière d’une auto-tamponneuses lâchée dans un domino express.

Un birman affolé me coupe le contact pour éviter de plus amples dégâts.

Je me retrouve tel Johnny sans micro, K2000 sans Kit, Pamela sans son maillot…
Adieu monture de mes rêves.

Des pierres si précieuses

Special Guest Eléna que nous accueillons avec plaisir sur la partie birmane de notre voyage

Premiers pas sur le sol birman en sortie d’aéroport. Deux semaines off avec les loulous en commençant à Yangon. Pour les ignorants comme moi c’est le nouveau nom de Rangoon depuis environ 1985… Hmmm naissance -1 an, on aurait pu m’apprendre le vrai nom direct !

Pour me souhaiter la bienvenue, Thibaud est stucked au fin fond de notre hôtel avec son exam de droit. Par chance il y a la clim avec les 38 degrés locaux.

Nous en profitons pour une sortie infiniment culturelle avec Helena. Direction le musée de pierres précieuses.
(Cela pourrait aussi etre une astuce du ThibThib pour ne pas nous offrir de jolies pierres cet exam !)

Banlieue de yangon, 3eme étage d’un immeuble peu rénové. Jades, rubis, saphirs à foison dans une pièce un peu miteuse et sans trop d’explication. Tout cela avec une taxe blanche pour l’entrée, on repassera sur la culture. On apprend quand même qu’il y a des saphirs de toutes les couleurs et non pas que des bleus.

imageDes shops au rez-de-chaussée nous font de l’œil. Jetons un regard sur les bagues, les bagues en jade tant qu’à faire. Trop de choix… Les vendeuses nous en amènent des centaines. Petites, moyennes, grosses à petite pierre, fines mais avec pierre giga. Un chaland ne saurait que choisir. Helena trouve finalement assez vite sa bague de fiançailles. C’est vraiment dommage que Thib ne soit pas là pour la CB.

 

En deux coups de ciseaux la bague est à la bonne taille, nous partons découvrir Yangon au soleil couchant.

Grosse balade le lendemain dans la moiteur de la capitale et petit à petit le doute s’installe. Le doigt prend la couleur de la pierre. Est-ce logique d’avoir du vert-orangé au majeur ?

Le musée se trouve sur le chemin du bus. Allons-y faire un tour. Thib sort ses gros bras, Helena sa verve. Ils inquiètent ensemble la marchande.
Sûre de sa bonne foi, celle-ci n’en démord pas, ce n’est pas du toc sa camelote.
La couleur verdâtre viendrait juste du manque de polissage après la remise à la taille de la bague.
Un autre marchand nous propose de nous amener à l’atelier pour faire briller tout cela.
Ni une ni deux, notre bus ne nous attendra pas, on saute dans son 4×4.

Et là, un de ces moments de pure découverte en voyage. Loin des sentiers battus nous découvrons l’atelier de fabrique des bijoux birmans.
Un atelier pas comme les autres, non pas pour montrer aux touristes mais pour travailler à l’ancienne de belles pierres précieuses.
Un seul obstacle sur la route la porte d’entrée qui après avoir défoncé le crâne d’Hélèna, a vaincu le mien à la deuxième entrée.

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Une découverte de part et d’autres. Un bébé amadoué à coup d’arlequin – certains diront que c’était une technique pour le tuer. Et quelques minutes après, la pierre fut !

Fissa fissa, un gros tour de 4×4 et nous attrapons notre bus pour Kalaw juste à temps.

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3 jours, 2 nuits

3 jours de trek, pas de douche, deux nuits dans des huttes en bambou et 67km de marche. Voilà ce pour quoi nous nous engageons, lorsque oncle sam, une tortue birmane de 83 ans, et, à ses heures gourou des montagnes, nous expose notre trekking.

État des lieux du groupe prè-trek :
Niveau sportif : -12;
Nombre d’heures maximales endurées sans douche : 24h
Dernière marche de plus de 12h effectuée : jamais
Confiance en soi pour accomplir le trek : -12 000!!!

À tout hasard, nous choisissons de partir avec une autre famille française, Michel et Micheline, accompagnés de leur fille Jeanine (pour des raisons de confidentialité nous sommes obligés de modifier les prénoms initiaux).

Voilà pour le contexte.
Pour l’État d’esprit, figurez-vous vous que mon sac décathlon d’une valeur marchande de 3€, ne fait que 10 littre de contenance. Enlevez la place d’une bouteille d’eau et d’une liquette, il me reste globalement de la place pour 3 culottes, 2 paires de chaussettes et 10 sachets de smecta (dans le doute…).

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À peine partie, je me visualise déjà tel le maillon faible du groupe, patte folle traînant à l’arrière, cellulite au vent et poumon en surventilation maximale au moindre dénivelé.

Mais comme le dirait docteur Alban « Sing Halleluya…. », le sort en décida autrement, car j’avais trouvé plus faible que moi.
Michel second mâle du groupe, affublé d’une demi ampoule et d’un appendice ventrale proéminent, prit de lui même la place du martyre, me déclarant ainsi, malgré lui, le Ussian Bolt du trek.
C’est vous dire la vitesse moyenne du groupe.
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Le jour 1 se passe donc sans encombre pour notre team, et nous arrivons chez Chopi et Tony nos hôtes du soir. Le petit couple, âgé respectivement de 85 et 73 ans (et oui, Chopi est une cougar), nous accueille avec un grand sourire et une bolée de gentillesse.
Bon d’accord, leur sourire se compose d’une dent chacun, et alors, ils étaient trop mignons!
Pour vous décrire un peu plus Chopi elle ne se tenait debout qu’à 90 degrés, faute d’une vie passée dans les champs.
Et Non je ne ferai pas de blague graveleuse sur la position de Chopi et sa bouche mono-quenotte, car c’est bien une vie dans les champs qu’elle a endurée, et non une vie à satisfaire Tony…
Ok désolée je l’ai faite.

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Nous passons une très bonne soirée accompagnée d’un bon repas cuisiné par notre cook : coco. Je me suis même risquée, dans un élan de bravoure, confortée pas ma possession en quantité indécente de smecta, à la salade de laitue et cacahuètes lavée à l’eau du puit. Thib, ce héro, partageait pendant ce temps un verre de gnôle locale avec Tony au coin du feu.

Je vous épargne la scène de Michel et Micheline soignant leurs ampoules sur la table du repas sur fond de drame conjugale « Mais Micheline tu n’as pris que 3 compresses, mais comment on aurait fait si je m’étais ouvert la jambe ».

Suite à cette délicieuse pitance, nous voilà partis pour une nuit en mode poney club chez l’habitant. Je vous avoue qu’à ce moment là une compétition internationale de shi-fu-mi se joue dans mon ventre : eau du puit – smecta – riz blanc. Les « toilettes » (le trou) étant situées à 100 mètres de la maison et au millier d’un champs de buffle, je prie très très fort pour la team Smecta-Riz.

Jour 2 :
Nous voilà repartis tels des cabris sauteurs sur les chemins de Saint Jacques.
C’est la matinée salon d’orientation pour Thibaud qui s’essaye à la récolte du blé, au sciage de bois et au tissage de panier en bambou.

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4h de marche plus tard, et après avoir failli perdre Michel mâle une bonne dizaine de fois, avec son rythme de buflon neurasthénique, nous splitons le groupe en deux : chemin court pour les ancêtres et piste longue pour les guerriers, c’est à dire nous.
Petite pause baignade et shampoinade dans une rivière locale : « après l’effort, le réconfort ».
Je ne précise pas que le shampoing local s’appelle palmolive (pour rappel c’est notre liquide vaisselle).
Nous testons même de nouvelles pistes de randonnées avec notre guide.
Arrivé au village en fanfare, accueillis par un concerto d’enfants en train de jouer du maracas bambou, nous arrivons chez note nouvelle famille d’un soir.
Thib imperturbable tente une douche en se dirigeant dans l’enclos à buffle avec sa serviette…Personnellement je me fais bien à la saleté mon chignon tient seul sans élastique.

Jour 3 :
We did it !!!
Arrivée au lac inle avec notre sublimo chapeau pliable et 19h de randonnée dans les mollets, à ce moment là, je me sens un peu comme un héro ramazoti.

Fish Kiss
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