Time to be alone !

Ça y est, après 6 mois à partager des moments exceptionnels 24h sur 24 avec mon Adoré, il est temps pour moi de continuer le chemin seule. Il retourne à ses occupations, et comme le marché de l’emploi n’est pas des plus actifs en juillet août, )l’est-il le reste du temps ?), j’ai décidé de prolonger mon séjour de quelques semaines. Pour les étapes suivantes je serai accompagnée, mais avant ça j’ai 15 jours à passer en solitaire à Bali. L’épreuve du feu !

Quand je visualise ces 15 jours je me dis que tout peut arriver : moi seule, moi avec des gens, moi avec la tourista, moi championne de surf…mais avec des probabilités plus ou moins forte de réalisation. Il faut dire que de prime abord je ne suis pas quelqu’un de très sociable avec l’inconnu. Je pense que généralement je ne prête pas attention aux gens, voir même que par défaut je ne les aime pas. Cela risque de me compliquer les choses, mais en même temps, je ne peux pas non plus aller contre ma nature…

C’est-à-dire que je préfère amplement être seule avec un bon bouquin, ou la nouvelle saison d’Orange is the new black, que de me forcer à faire la conversation à un groupe d’ados décérébrés. Ce qui est rigolo c’est que la solitude fait peur aux gens, que ce soit mes amis ou ma famille, ou même mon lardon, leur préoccupation première est que je me fasse des amis, parce qu’ils perçoivent comme quelque chose de honteux la solitude. Et c’est vrai, il faut dire que lorsqu’on voit des gens manger seuls, ou boire une bière seuls depuis le début du voyage, on a un peu pitié d’eux. Comme le petit gros de la cour de récréation. De mon côté, je ne suis pas forcément d’accord, et de toute façon je ne compte pas me mettre la pression et faire le tour des auberges avec un panneau « veux-tu être mon ami » autour du cou. Et puis après tout si Tom Hanks à survécu 4 ans en parlant à un ballon, je peux bien tenir 15 jours.

Alors on va voir comment ça se passe, et c’est ce que je vais vous raconter.

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Après un dernier burger avalé avec Les biscuits (notre couple d’amis), il est venu le temps de la séparation. Quelques larmes coulées sur fond de bacon plus tard, je me dirige vers les taxis, et commande discrètement un Uber. Il faut savoir, que comme dans chaque pays sur cette terre, les taxis indonésiens sont des chacals…. Quoi on dit des chacaux ? Non seulement ils sont désagréables et oppressants, mais en plus, ils coûtent environ 6 fois le prix d’un Uber pour la même destination. Sauf que comme ils le savent, ils poursuivent les Uber pour les tabasser. Un problème international finalement…

Je me cache donc discrètement entre deux voitures pour attendre mon carrosse, bien décidé à ne pas payer le prix exorbitant des extirpateurs. Je guette la plaque d’immatriculation et me prépare à bondir dedans tel un cabri solitaire, lorsque je vois deux taxis, repérables à leur chemise à manches courtes hawaïenne, courir après la voiture et commencer à donner des coups de pieds et poings sur la carrosserie. Mon Uber est contraint de fuir et de m’abandonner à ma solitude. Je jette un regard haineux vers les chauffeurs de taxi en les traitant de gros débiles ; fort heureusement, ils ne me comprennent pas.

Le problème c’est que maintenant que les taxis m’ont repérée, je ne vais plus jamais pouvoir commander de Uber car ils ne me lâchent plus des yeux. Je commence à m’éloigner dans le parking en zigzagant tête baissée pour qu’ils perdent ma trace.

Une fois à l’abri de l’ennemi, je retente ma chance. Les yeux rivés sur mon téléphone, je ne vois évidemment pas la marre de boue qui se trouve devant moi. Mes flips flops dérapent dans le jus et le poids de mon sac à dos m’entraîne à quatre pattes dans la marre. Me voilà recouverte d’une boue bien épaisse sur les bras et les jambes ! Arriver à me remettre debout, avec mes deux sacs à dos d’un poids total approchant le quintal, est digne d’une épreuve de Koh Lanta. Je réussi malgré tout à me rouler jusqu’à une zone d’herbe sèche, et en cet instant, je crois avoir atteint le point maximum de la loose.

IMG_3080Malgré tout je réussi à me rendre jusqu’à mon auberge qui se trouve dans la ville de Kuta. La moyenne d’âge doit avoisiner les 18 ans et l’idée de me retrouver de nouveau dans un dortoir me rappel de lointains souvenirs de mon roadtrip en Australie. Je me dis que peut être, pour la première fois de ma vie, je vais devoir mentir sur mon âge. #DEPRIME.

Je passe une première journée plutôt tranquille à bouquiner et me baigner, jusqu’à ce qu’un orage éclate. Je suis contrainte de rejoindre ma chambrée et rencontre mes colocataires du jour. Une allemande plutôt sympathique, et deux anglaises dont l’origine est facilement reconnaissable à l’épaisseur de leur couche de fond de teint. Etant donné la tempête extérieure, l’allemande et moi décidons de rester en caserne et de nous nourrir exclusivement des pancakes gratuits fournis par l’auberge. Les anglaises quant à elles, enfilent leur micro jupon pour aller clubber. Pas de répit pour les endives.

En pleine nuit j’entends les anglaises rentrer…mais elles ne sont pas seules. J’entends une voix d’homme pré pubère. Je commence à me dire que ça sent le rosbif et prie que le passage du mâle ne soit que temporaire…. Hélas jamais deux sans trois, je sens que cette journée loose va se clôturer en apothéose. L’anglaise située exactement sous mon lit superposé commence à se reproduire avec l’inconnu, faisant fi de toutes règles de vie en communauté.

Partagée entre l’envie de leur régurgiter des pancakes depuis ma tourelle, et celle de leur proposer de continuer leur affaire sur la terrasse puisqu’ils ne semblent pas gênés par leur pudeur, je suis sauvée par le gardien de l’auberge. On ne sait par quel miracle, celui-ci à du sentir l’excès de phéromones s’échappant de la chambrée et arrive, lampe torche au poing, en braquant son faisceau sur les deux animaux en coït. Il donne à l’homme deux minutes pour s’extraire, et surtout se vêtir, sinon il appellera la police. Hallelluya, je vais peut-être faire une petite offrande à bouddha dès demain matin.

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Les jours suivants se passent sans encombre, puisque de toute façon je pense avoir essuyé tous les plâtres lors de la première journée. Lecture, shopping, massages, piscine, mer, sushis, je profite de ma solitude pour faire ce qui me fait plaisir et me reposer.

Même si je ne me suis pas ennuyée pendant ces quelques jours, je dois avouer que 15 jours seule me sembleraient très long, c’est donc avec grande joie que j’apprends que ma petite sœur va me rejoindre pour une dizaine de jour !

Parce qu’être seul, c’est bien, mais à deux, c’est mieux !

PS : Comme je ne suis pas chinoise, et que par conséquent je n’ai pas de perche à selfie, je n’ai pu illustrer cet article avec des photos de monzigue.

Le Party Boat

Cet article a été rédigé par le biscuit en chef Aleksandra Da Silva Zuraw

Le voici, le jour tant attendu, l’accomplissement d’une vie, la raison même de ma venue sur Gili Trawangan, pour ne pas dire en Indonésie, le jour du Party Boat ! Le Party Boat est un trimaran en bois sur lequel se regroupe une centaine de voyageurs festifs pour clubber sur les flots toute une après-midi.

Je me réveille excitée comme une puce à l’idée de réaliser l’un de mes rêves. Les knacks ne sont pas du même avis que moi concernant la valeur de l’attraction, mais je réussis à les convaincre. C’est donc tous les quatre que nous nous dirigeons vers notre lieu de villégiature.

Nous commençons tranquillement aux alentours de 13h avec quelques bouteilles houblonnées au Jiggybar, pour nous échauffer avant de monter sur le Jiggyboat, le trimaran support de nos aventures. Nous découvrons la faune avec laquelle nous allons partager cette expérience, et ne sommes pas déçus. Un florilège de personnages hauts en couleur s’offre à nous…

ALLIAGEEn guest star, nous avons le groupe « Alliage », aussi surnommé « Les Partir un jour », dont les membres Russes et fanatiques de la gonflette sont vêtus de leurs plus beaux slips de bains aux couleurs d’une boîte de stabylo boss.

S’en suivent les Pussycatdolls version XXL, dont l’objectif principal est évidement de conclure avec un membre d’Alliage. On remarque aussi un groupe de femmes à barbes maoris spécialistes du twerk, le sosie de John Snow, Loana (version pré loft) et bien sur un beau lot de Stevens, Johns et Jackys…

Que la fête commence !

filetArrivés sur le catamaran, on est accueillis par de la musique commerciale à souhait. Nous commençons instantanément à nous enfiler des Jaggerbombs et autres délices pour nous mettre dans l’ambiance. Très vite l’euphorie nous prend et nous nous jetons comme des lapins crétins dans les filets du bateau garnis de poufs (dans tous les sens du terme).

Arrive ensuite la première tournée de shots annoncée par la douce sonate composée par LMFAO « Shots, Shots, Shots, Shots ». Nous nous faisons généreusement rincer la glotte par diverses biatches tout en chantant à tue-tête, l’ambiance est à son comble.

C’est lorsque nous sommes enfin entièrement recouverts de sueur et d’alcool qu’arrive l’arrêt noyade baignade tant attendu. C’est avec quelques grammes dans le sang et main dans la main que nous sautons joyeusement depuis le pont du bateau. Que c’est agréable, nous batifolions dans les eaux turquoise tels de gracieux cachalots.

cachalot

Après diverses épreuves improvisées, comme le concourt du plus beau saut depuis le toit du bateau, le parcours d’accrobranche effectué sur le filet, la remontée la plus rapide de l’échelle… Nous remontons sur le bateau pour continuer à profiter du « parté ».

Boobies

Nous sympathisons alors avec le groupe des guerrières maoris très funs, et fortes (en personnalité).
A peine avons-nous le dos tourné que les garçons manquent de déclencher une bagarre avec des australiens homophobes, se sentant agressés par une danse de Thib. Il leur en faut peu aux vegemites.

Heureusement la féroce Helena parvient à les faire fuir en promettant un coup de boule au premier qui lèverait un poil sur son adoré, et en leur assurant qu’il n’y avait aucun risque pour que Thib souhaite conclure avec l’un d’entre eux. Les australiens décident alors de s’attaquer aux femmes à barbe. Grave erreur étant donné qu’à la moindre pichenette elles pourraient les propulser hors du trimaran et leur faire ravaler leurs propos. Ils le comprennent d’ailleurs assez rapidement.

Nous continuons à danser tout en profitant du magnifique coucher de soleil, lorsque l’heure du limbo sonne. Helena remporte bien-sûr le concours haut la main et se retrouve promue Shotgirl !

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Je suis terriblement jalouse mais reste heureuse pour elle, c’est tout de même l’accomplissement d’années d’entrainement, elle le mérite bien.

S’ensuit donc un moment inoubliable où elle nous remplit le gosier de ce qui semble être de la vodka/orange, et où elle twerk avec les maoris pour symboliser leur victoire commune face aux australiens homophobes.

Soudain on se rends compte que la croisière est finie, qu’il fait nuit et qu’il est malheureusement temps de quitter le navire. Ce fut trop bref à mon gout mais je me rappellerais longtemps de cette petite sauterie avec mes knacks, car à moins d’être Jay-Z, ce n’est pas tous les jours qu’on fait la fête sur un bateau au milieu d’îles paradisiaques.

Shots

 

Rinjani Chapitre 2 : Le sommet

Cet article est issu d’une collaboration entre Aurélien Augé aka Roger et votre serviteur

2h du matin, le réveil sonne. Il est presque l’heure de se lancer vers le sommet.
Les filles nous ont prévenu hier qu’elles ne viendraient pas. En ce qui nous concerne, c’est au moment du réveil que l’on s’est définitivement décidé …

Un thé brulant et deux-trois biscottes plus tard, il est l’heure de partir. Au programme ce matin : 1 000 mètres de dénivelés dans un sens … puis dans l’autre. On vise un retour vers 7h pour prendre le petit déjeuner avec nos dames.

Notre camp est le plus éloignés du sommet, on traverse donc tous les autres en chemin. Les coréens suréquipés se préparent sereinement alors qu’on dépasse leurs tentes armés de nos frontales.

Rapidement sur la crête, on aperçoit quelques lumières en avant mais la majeure partie des marcheurs est derrière nous.

Une heure passe, on l’a déjà trouvée bien ardue. Le sentier change maintenant de visage : la pente se raidit, la terre laisse place au gravier volcanique. On entre dans le dur.
Les douces pentes vertes de part et d’autre du sentier se transforment en parois rocheuses et tombent à pic. La question au guide à 1000 points : « What happens if we fall ? » « Humm … Something like dying » Encourageant pour la suite …
[NDLR : chère maman, le sentier n’était pas si étroit].

La dernière heure et demi d’ascension est la pire, la pente est de plus en plus forte, le sol sableux rend la progression de plus en plus difficile. Pour deux pas en avant, on effectue l’équivalent d’un pas en arrière, c’est épuisant.
On dépasse les 3000m, il fait environ 4 degrés et les rafales de vent soulèvent le sable qu’on se prend en plein visage. Les intervalles entre nos pauses se réduisent. Comme la teneur de nos discussions : « C’est horrible » ; « Mais qu’est-ce qu’on fout là?! « .
En bonus la nuit nous prive de voir le sommet, impossible de s’encourager en se disant qu’il n’est plus si loin. On commence à regretter de s’être lancé ce matin. Au moins sans essayer, pas de risque d’abandon ni d’échec.

Le ciel commence à s’éclaircir, les premières lueurs du soleil font rougeoyer l’horizon. On se rend compte que le sommet est en fait tout proche, on y est presque ! Notre guide nous propose de nous abriter derrière le dernier rocher avant le sommet pour y faire un feu. S’abriter du vent en attendant le lever du soleil. Pas question de rater les belles lueurs rougeoyantes qui précèdent le soleil ; tant pis pour le feu, on passe notre chemin et finissons les derniers mètres de l’ascension.

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On trouve un spot encore vierge de trekkers et on commence à admirer notre environnement … Rien au-dessus de nos yeux et une vue imprenable à 360°. Devant nous l’horizon est rouge/orange, les nuages se colorent au fur et à mesure que le soleil se dévoile. Des rayons de lumière jaillissent de derrière les nuages et imprègnent le ciel de leurs couleurs.

Le soleil est levé, on se retourne pour voir la vue dans notre dos. L’ombre du sommet est projetée sur le lac de cratère et les plaines en contrebas. D’ici on dirait une pyramide tant cette ombre a une forme géométrique. La beauté de la vue est à la hauteur de l’effort. Je comprends enfin les sportifs qui justifient leurs efforts répétés dans la récompense en fin de parcours …

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Il est déjà l’heure de faire demi-tour. On reprend le chemin en sens inverse, cette fois à la lumière du jour. On court parfois dans le sable pour ménager nos genoux. On croise des randonneurs toujours en train de grimper. Certains montent à 4 pattes … Les pauvres, ils ont manqué le lever de soleil, sont sûrement à bout de forces, et ils voient tout le monde redescendre. Cadeau supplémentaire : chacun de nos pas en descente soulève du sable, au niveau de leur visage …

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On a tout donné dans la montée, on est arrivés à temps, la descente est une délivrance ! On dévale la pente, heureux comme des gosses. On rêve du petit déjeuner et on parie sur son contenu.
À notre droite on voit la mer, à notre gauche la caldeira et le centre du volcan qui fume… Quel spectacle !

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Ca y est on aperçoit le camp, nos femmes sont debout et nous accueillent en héros. Le petit déjeuner est prêt : toasts, pancakes et fruits : le luxe à l’état pur.

On déguste le festin assis face au cratère. Les genoux souffrent de la descente, les cuisses et mollets portent les stigmates de la montée. On se demande gentiment comment on va tenir les 6h de trek restant aujourd’hui …

With love, Rogemont et Vougemont

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Rinjani Chapitre 1 : L’ascension


Après une semaine de repos, et quelques festivités dans les îles Gilis, nous voilà partis en direction de l’île de Lombok pour réaliser l’ascension tant redoutée du Mont Rinjani. Cette fois, ça ne plaisante plus, 3 jours de trekking, 6h par jour de mobilité intense et plus de 2 000 mètres de dénivelé positif à gravir.

Par quoi commencer. Peut-être par vous rappeler qu’au départ je n’avais pas du tout envie de grimper ce volcan ; enfin j’avais envie de participer à l’aventure, de dormir dans un cratère, et de voir de sublimes paysages, mais je n’avais pas vraiment envie de l’effort que ça représentait. J’aurais plutôt imaginé cette ascension en téléphérique avec une petite redescente en tyrolienne. Parfois il faut se faire violence, et bien entourée, c’est encore la meilleure façon de le faire.

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La première chose à faire est de préparer son sac. Comme il fait environ 35 degrés au pied du volcan, et zéro au sommet, la tentation d’emporter la totalité de sa garde-robe (ce qui reste très limité lorsqu’elle fait 10kg) est palpable. Cependant, l’idée de la porter jusqu’en haut vous rend tout de suite beaucoup plu économe et vous envisagez alors de prendre une culotte et un t-shirt ; de toute façon, il n’y a pas de douches dans le volcan. Mon petit côté frileux me fait d’opter pour la technique de l’oignon et emporte tout ce qui pourrait m’apporter un peu de chaleur et de réconfort. C’est-à-dire un pull en cachemire (tout à fait adapté à une ascension volcanique), et des crackers au fromage.

Une fois le paquetage empaqueté, nous partons avec nos guides et nos porteurs pour le départ du trek. Oublions le moment pré-trek où nous avons dû expulser une canadienne de notre groupe car elle me semblait beaucoup trop sportive pour se joindre à nous (elle possédait ses propres bâtons de marche).

Prêts, feu, partez ! Notre guide, dont les mollets font la taille d’une pastèque Monsanto, démarre sur les chapeaux de roues. Je le soupçonne de trottiner pour nous semer dès le départ. Je survis aux deux premières heures en me disant qu’après tout ce n’est pas si pentu et que j’ai peut-être une chance d’atteindre le campement de base avant la nuit. Ok je suis déjà couleur Bloody Mary, mais si Frodon l’a fait avec un petit gros, je peux le faire !

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Je me rends rapidement compte que c’était un leurre ! Les deux premières heures étaient une promenade de santé pour ancêtre en déambulateur face à ce qui nous attends. Sans doute une tactique fourbe de mes camarades pour me faire aller suffisamment loin pour que je ne puisse plus faire demi-tour … Un traquenard !

Un mur se dresse devant nous, cachant, colline après colline, le sommet inaccessible du mont. A ce moment-là, je comprends que ça va être au-delà de mes forces physiques (puisque je n’en ai pas), et qu’il va falloir que je puise ailleurs ! Je me concentre sur le positif : les crackers au fromage, la petite bière à l’arrivée (on l’a repérée dans le sac du guide) le moelleux de la tente et du duvet, le gras potentiel que je pourrais perdre pendant l’ascension… Tout ce qui peut me faire grimper y passe.

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Evidemment je ne peux de toute façon pas participer à la conversation du groupe, puisque je suis à mon essoufflement maximal, mais celle-ci me fait bien rire. Thib et Roger se prennent pour des volcanologues à l’accent alsacien et envisagent en cas d’éruption de descendre sur la lave en canoë en kevlar, Alex confectionne intellectuellement le sandwich le plus délicieux que l’on puisse imaginer et de mon côté j’imagine comment faire fortune en ouvrant un site de bijoux indiens.

Plus les heures passent, plus le mur se verticalise. Les chinois, bien qu’équipés de leurs plus beaux atours fluos et de leurs caméras à 3 000$ ne sont pas plus avancés que moi face à la pente. Heureusement leur souffrance me donne le dernier coup de boost pour les doubler et ainsi atteindre le campement sur les jointures.

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Pour nous récompenser de cet effort de type inhumain, nos hommes décident de nous faire un feu pendant que nos porteurs adorés nous préparent un délicieux mijot. Armés de leurs lampes frontales, ils nous ramènent quelques buches, sans doute souillées par des étrons humains post treks, pour démarer la flambée. Quelques minutes heures plus tard, grâce aux années de pèches de Thib et à la passion de Roger pour Koh Lanta, nous obtenons une petite flamme pour nous réchauffer pendant notre diner.

[Pour conserver la virilité de nos hommes, et éviter un incident diplomatique, je ne me permettrais pas d’indiquer que la bouteille d’essence apportée par notre voisin de tente n’ait pu en quoi que ce soit aider au démarrage du feu]

Une fois la tente à sommeil, et la tente à caca (véridique) installées, nous sombrons emmitouflés dans nos duvets en regardant les étoiles. C’est ainsi que se termina la première journée.

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La soufrière

Qui dit Indonésie dit volcan. Je n’ai rien contre les volcans, je trouve ça plutôt joli dans le paysage, ça me rappelle les bouteilles de Volvic Citron que j’engloutissais adolescente. Je les aime bien, mais de loin, dans les nuages ou sur Nat Géo. Mais comme ce n’est pas moi qui ai organisé ce voyage mais les Biscuits, notre couple d’amis à tendance hyperactive, les volcans font partis du voyage ; un point c’est tout ! Ils ne sont pas dans le décor, non, ils sont dans le programme. C’est-à-dire qu’il m’est dû de les gravir. Certains d’entre vous connaissent mon amour pour les activités physiques et mon handicap pulmonaire mineur ; il s’agit pour moi d’un moment de torture organisé. D’une mutinerie visant ma perte.

Notre premier volcan se situe sur l’île de Java, l’ile principale de l’Indonésie, et s’appelle le mont Ijen. Pour le gravir, comme si la souffrance de l’ascension ne suffisait pas, il faut se lever à minuit trente, faire l’ascension de nuit, posséder un masque à gaz pour ne pas défaillir de l’odeur de soufre (similaire à une odeur d’œuf moisi), et posséder une arme de type perche selfique, pour se frayer un chemin parmi les chinois en rut. Tout un programme.

Commençons par le commencement. Sonnerie de réveil, 00h30, ce n’est pas une erreur, c’est l’heure du levé. Autant vous dire qu’à cette heure-ci je suis dans le même état que lorsque je fais une pause pipi nocturne. C’est-à-dire que je sens que ce n’est pas la bonne heure, qu’il me faudrait encore potentiellement 8h de sommeil pour être de bonne humeur, et 48h pour être dans la capacité mentale d’envisager l’ascension d’un sommet de type volcanique.

J’engloutis trois brioches farcies à la crème pour me donner du courage et nous partons pour le pied du volcan. Après une route en épingles à cheveux dans la jungle, nous arrivons au point de départ de cette nuit de torture. Il fait nuit noire, dix degrés Celsius (soit 20° de moins de tout ce que je connais depuis 6 mois), et le chauffeur nous distribue des masques à Gaz dignes de la série Breaking Bad.

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Je suis partagée entre l’envie de déserter et celle de rester faire la sieste dans le 4×4 de notre guide. Entrainée par la pression du groupe, je me retrouve en piste malgré moi.

La seule chose qui me maintient debout est la nuit qui m’empêche de voir le dénivelé abrupt et le reste du chemin interminable. Je suis à deux doigts de continuer l’ascension en moonwalk arrière pour me faciliter la tâche. Au fur et à mesure de la montée les vapeurs d’immondices à l’œuf deviennent de plus en plus irrespirables ; je m’équipe donc tel Heisenberg pour surmonter l’environnement d’anus de poney malade.

Parce que je suis quelqu’un de chanceux, il se trouve que j’ai choisi le masque à gaz avec un orifice bouché. Heureusement, mon Lardon Adoré se sacrifie et m’offre sa cagoule à vapeur.

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Après quelques heures de marches et une bonne suée, nous arrivons au sommet du cratère par un miracle que je ne saurais décrire.

La particularité du Mont Ijen, mis à part son odeur particulière, ce sont les immenses flammes de gaz bleues qui s’échappent du cratère pendant la nuit. Et rien que pour ça, ça valait la peine de se faire brusquer par les Biscuits. Je regrette juste de ne pas avoir de chamallows sous la pince pour les faire griller dans le brasier.

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Vers 6h, le soleil se lève sur le lac du cratère et nous offre une vue à couper le souffle dans les vapeurs mystérieuses du volcan. C’est aussi le moment où les porteurs de soufre commencent leur dur labeur. Là où ma pauvre personne avait du mal à se porter elle-même jusqu’en haut du cratère, eux passent la journée à porter des paniers de 80kg de souffre vers le sommet, le tout en claquette. On s’y reprendra à deux fois avant de se plaindre de nos gagne-pains.

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A peine l’épreuve terminée les Biscuits m’apprennent qu’Ijen n’était qu’un petit entraînement, une broutille de 500 mètres de dénivelés avalée en une paire d’heures … La broutille m’a déjà semblé insurmontable.

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Mais demain, demain c’est le Big Deal. Demain c’est le Mont Rinjani, 3 jours de marche, 8h et 1 600 mètres de dénivelés dès la première journée, ça calme ! Alors voilà, je ne suis pas sure d’en revenir, mais si c’était le cas, je vous promets un délicieux article pour partager ma souffrance. En attendant j’espère secrètement me faire piquer par une araignée mutante pendant la nuit pour me transformer en super-héros.

Bon courage à tous avec le déluge en cours, profitez-en pour vous acheter une belle petite paire de boots à fleurs.

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Le péril fécal

Mes chères fougères, nous avons dû vous abandonner quelques temps suite à une aventure des plus malencontreuses envers ma personne. Nous avons quitté le Cambodge il y a maintenant deux semaines pour nous diriger vers Java, l’île principale indonésienne, et rejoindre deux camarades, Roger et Alex, aussi surnommés les Knacks, pour continuer notre périple.

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L’aventure s’annonçait donc des plus festive et amicale mais le sort en a décidé autrement. À peine arrivée à Jakarta dans notre auberge de transit que me voilà prise d’une soudaine envie de prendre une douche bouillonnante, et ce, malgré la température extérieure proche des deux milles degrés.

De retour dans notre chambrée s’en suit une envie frigorifique de climatisation extrême de type glace pillée. L’alternance de bouffées de chaleur me fait hésiter entre la ménopause et la fièvre. Etant encore à quelques décennies de la cinquantaine j’opte pour la fièvre et décide d’effectuer un planté anal à l’aide de notre thermomètre médical pour vérifier mon hypothèse. Le couperet tombe, 39.7, c’est bien la fièvre. Je me demande alors quelle maladie tropicale j’ai bien pu attraper.

Pour ceux qui me connaissent, il faut savoir que je suis plutôt chanceuse pour attirer les bactéries les plus improbables de la planète. Je m’imagine déjà dépérir d’une méningite birmane ou d’un typhus lao et commence sur-le-champ la rédaction de mon testament. Comme je n’ai rien, la tâche est plutôt rapide : je lèguerai mon backpack à Thib qui pourra sûrement tirer quelques deniers de mes sous-vêtements Primark.

S’en suit une semaine de type fiévreuse de laquelle j’ai un souvenir plutôt trouble. Les Knacks et Thib me trimbalent sur l’île de Java de ville en île, d’avion en tuk-tuk, pour que nous puissions tout de même continuer notre périple au programme millimétré. Il faut préciser que les Knacks sont plutôt de type allemands sur l’organisation de voyage, elles nous ont préparé un superbe programme mais du coup nous n’avons pas le temps de traîner. Après 4 jours de fièvre continue, nous décidons tout de même de tester un hôpital local pour écarter les maladies potentiellement mortelles.

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Direction l’hôpital de Yogyakarta, la seconde plus grande ville de l’île de Java. Je suis reçue par un médecin qui doit bien avoir 14 ans et le brevet des collèges, et en lequel je n’ai donc absolument aucune confiance. Je lui explique tout de même mes symptômes et il est rapidement rejoint par un médecin majeur. Celui-ci ne demande aucunement mes symptômes et me propose une prise de sang en me demandant de cocher les analyses que je souhaite faire… Il est effectivement des plus logique que je choisisse moi-même sur une liste interminable, rédigée en indonésien, les bactéries et virus que je pourrai potentiellement avoir. J’ai comme l’impression de jouer à l’euro million version morbide en cochant les petites cases du feuillet.

Dix-huit litres de sang plus tard, je montre l’analyse au docteur, qui me regarde hilare en m’indiquant que je n’ai rien et en me conseillant de ne pas manger de nouilles (ce qui ne me laisse globalement uniquement la possibilité de me nourrir de riz…) Ma confiance en son diagnostic proche de zéro s’amenuise encore lorsqu’il m’indique que la fièvre peut durer plus d’une semaine. Je repars donc bredouille, traiter tel Argan l’hypocondriaque [ndlr : le malade imaginaire].

Au bout d’une semaine dans cet état fiévreux stationnaire ou chaque mouvement est une épreuve Koh Lantesque, nous partons sur une île désertique afin d’augmenter mes chances de décès. Pour continuer dans l’hilarité, nous décidons de nous rendre au dispensaire local pour tenter d’identifier de nouveau cette maladie de type persistante.

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Lorsque je parle de dispensaire, je pense que comparativement, la petite chambre de Docteur Quinn Femme médecin est un hôpital technologique de pointe. Le docteur est en train de dormir face contre le bitume à notre arrivée. Lorsqu’il sort le tensiomètre préhistorique, l’hilarité me gagne et je ne place plus aucun espoir en son aide. Après moultes conseils fort utiles de ma belle-famille toubib, nous décidons un rapatriement vers Bali, île sur laquelle se trouve potentiellement un hôpital digne de ce nom. Nous trouvons effectivement une clinique « digne de ce nom » mais surtout, digne de notre carte gold. Cette fois le médecin choisit lui-même les analyses, ; je le sens je vais enfin pouvoir guérir !! Quelques heures plus tard, le diagnostic de mon hémoglobine tombe enfin, c’est la fièvre typhoïde.

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Après une recherche express sur le site de l’institut pasteur, la joie me gagne en apprenant que cette maladie s’attrape après avoir ingéré, involontairement je le précise, de la matière fécale humaine, et qu’elle est également surnommée … le péril fécal ! Je me remémore alors avec émotion mes derniers repas au Cambodge … saupoudrés de cette délicieuse bactérie.

Bref, mis à part le dégout violent que m’inspire la fécalité de cette maladie, je suis heureuse de savoir que je serai rétablie après un petit traitement antibiotique d’une semaine, soit que nenni. Après avoir déboursé des millions de roupies je remercie le firmament d’avoir opté pour une assurance de voyage.

 

Voilà, vous connaissez maintenant toutes nos aventures, qui à défaut d’être palpitantes, vous mettrons surement en appétit de repas asiatico-excrémentiels.

From Bali, with love,

Le (l)ivre de la jungle

Après nos aventures de mitraillettes il fallait bien que l’on continue à prendre quelques risques pour vous tenir en haleine … de yak.

Du coup on a décidé d’aller passer deux jours dans la jungle. Nous sommes accompagnés dans l’aventure de Nico, un acolyte des contrées parisiennes, retrouvé pour l’occasion.

Photo groupe cambodge

En préparation de ce défi en terre inconnue, nous décidons de nous réunir la nuit précédent le départ pour mettre en commun nos différentes techniques de survie autour de délicieux pastis khmer.
De mon côté je leur assure qu’il n’y a aucun problème, mon petit frère possède le coffret DVD complet des aventures de Bear Grills (man versus wild), je peux facilement nous fabriquer un hamac en bambou et manger du foie de renard cru en dessert…ou pas.

7h du matin, le chant du coq annonce le début du trek et il faut maintenant s’extraire de nos couches. Peut être aurions nous du limiter la quantité d’anis ingurgitée, le trek s’annonce difficile.

La glotte vacillante nous nous dirigeons vers notre lieu de départ pour rencontrer nos camarades de treks, qui seront, vous vous en doutez, les personnages clés de l’aventure.

Nous héritons donc dans notre équipe des personnages suivants ; il faudra composer pour les deux prochains jours :

  • Johny Walker : un éboueur irlandais aussi mutique qu’une brique carcérale et tétanisé par l’eau.
  • Sushi : une chinoise au prénom fascinant vêtue en permanence d’un imperméable solaire (cette fois c’est vraiment son nom !)
  • Ail : notre guide, ou l’homme qui ne s’arrête jamais de parler
  • Rahan : le « cuisinier » à la machette ne parlant pas un mot d’anglais

Groupe trek cambodge

Après 1h de piste avec un sac plastique sur les genoux en cas de moment de faiblesse, puis une heure en pirogue, nous arrivons au départ de notre trekking.
Petite baignade pré trek ; Jonhy Walker s’écarte du groupe pour trier des cailloux avec ses doigts de pieds… je crois que nous l’avons déjà perdu.

Après 30 minutes de marche, Ail nous propose de s’arrêter pour nous parler de « la culture de son pays ». Nous découvrons assez rapidement que la pause culturelle ne contient que les histoires de ses différentes conquêtes.
Ail nous raconte, qu’au Cambodge, il est impossible de conclure avant d’être marié, et que s’il avait le malheur de tremper sa branche, il risquerait 18 ans de prison.
Ça fait cher le coup de bambou !

À la 3ème légende urbaine d’un gus dénoncé aux autorités par les parents de sa partenaire, nous lui proposons gentillement d’avancer de quelques pas dans la brousse pour atteindre le campement à la tombée de la nuit.
De son côté, Rahan, toute machette au dehors, s’occupe de nous couper des lianes pour nous abreuver ; on se croirait sur Nat Géo.

Liane

Quelques heures plus tard nous arrivons au campement tout excités. On nous a promis une baignade sous une belle cascade…
Grosse désillusion ! La cascade est complètement asséchée et la rivière croupie, nous allons devoir garder nos odeurs de buffles pour la nuit.

Les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules … cette eau, croupie, est la seule disponible. Pas uniquement pour nous laver, ce serait trop beau. Rahan cuisine avec et notre guide Ail nous prévient qu’on y remplira nos gourdes le lendemain. #Yummy

Rahan

Pendant que Rahan s’affaire en cuisine (sur un rocher avec une machette), Johny Walker nous propose un jeu de carte. Ça s’avérera être le jeu de carte le plus inutile de toute l’histoire des cartes à jouer. Chacun reçoit une carte, on la retourne, et on regarde qui a gagné. Fun !

De son côté Ail n’a qu’un seul objectif : nous faire boire les 4 litres d’alcool de riz qu’il a embarqué avec lui. Tel Robinson il nous taille des verres à shot en bambou pour l’apéritif et enchaine les jeux de cartes. Il nous raconte comment il compte faire fortune avec son champs de noix de cajou.

Je fais un petit aparté pour décrire la technique fourbe du guide pour survivre à un apéro : se caler discrètement un litchi au fond de son verre en bambou pour en diminuer la contenance ; c’est discret et fort efficace.

Rahan nous apporte alors de quoi nous sustenter, et la je dois dire que j’ai autant envie de manger ce repas que de de me couper l’avant bras avec sa machette.

En entrée nous avons le droit à une délicieuse salade de bœuf cru au piment (un délicieux morceaux de viande ayant vécu 4h de trek, le bus et le bateau par 45 degrés dans un sac à dos).
On continue avec une ragoutante soupe de bambou ayant comme base l’eau croupie de la rivière.
Enfin un fish cheese (comprendre fromage de poisson – #truestory) : mettez un poisson entier dans un mixeur, laissez macérer dans un sac à dos et … voilà !
Ces délices sont évidemment arrosés de rice wine (vin de riz – ignoble et trop fort).

Salade de boeuf

À ce moment là je me visualise dans la scène finale des bronzés font du ski en me demandant lequel d’entre nous finira en premier couché sous la table ou avec un urticaire géant.

Ail nous explique ensuite quelques techniques infaillibles pour choisir le sexe de son futur enfant en fonction du calendrier. Coucher au début du cycle de Madame pour un garçon et au milieu pour une fille. Sexe vers la fin du cycle ? Attention, vous risquez un lady boy !

Nous nous délectons encore de quelques histoires sur la sexualité khmer (Ail a 27 ans et est puceau, ça a l’air de le travailler sérieusement). Il tente encore de nous forcer à boire sa gnôle par divers stratagèmes vicieux.

Nous partons nous réfugier dans nos hamacs militaires pour une nuit avec les rats et les gibbons.

hamac militaire

Jour deux : au réveil nos bouteilles d’eau sont remplis d’eau du lac vaguement bouillie, une vraie régalade. Après un succulent café à la vase, nous partons pour 5h de trek sans pause à travers la jungle.

Johny Walker et Rahan font équipe ; entre mutiques ils sont heureux. On s’imaginerait presque un début de relation.
Ail fait équipe avec Sushis. On l’a aiguillé innocemment en lui indiquant qu’ill ne risquerait pas la prison s’il arrivait à conclure avec une étrangère…

Instant Koh Lanta, Ail nous déterre une délicieuse mygale (« Il faut l’énerver pour la faire sortir de son trou« ). Maintenant qu’elle est à nos pieds, il nous explique qu’elle est mortelle. #mercipourcemoment.

Miraculeusement tout le petit groupe arrive au bout du trek sans encombre.
Comparée au contenu de nos gourdes l’eau de la rivière est si claire qu’on croirait de la Contrex. On se précipite dessus avec notre lifestraw. Un régal !

A l’arrivée, lorsque nous demandons à Johny si il ne s’est pas trop ennuyé avec Rahan, il nous répond que « Non, c’est la communication non verbale qui est importante, vous n’avez rien compris »
Pas impossible que ce soit lui qui conclu avec Rahan finalement.


Le Saviez vous ?

Nous avons visité un village aux coutumes surprenantes. C’est un plaisir pour nous de vous les partager :

Ici il est interdit de procréer pendant la première année du mariage. Comme les habitants n’ont ni contraceptifs ni préservatifs, les grossesses sont quasi systématiques. Deux choix s’offrent aux jeunes mariés :

  • Un avortement en règle à base de poison récolté dans la jungle
  • Un exil de la nouvelle famille dans cette même jungle. Pour regagner le droit de vivre au village les époux devront se dérouiller pour acquérir un beau buffle, 8 poules et 4 cochons. Ils tueront ces derniers dans un rituel horrible dont on vous passe les détails. C’est après, avoir tartiné les portes de toutes les maisons du village avec un mélange des boyaux qu’ils regagent leur place dans la communauté.

Une question nous taraude … On s’installe quand ?