Pêcheur au Lac Inle en Birmanie au soleil couchant

Indiana Jones et la pirogue birmane

Nouvel article de notre guest writer Eléna.

 

Après avoir retrouvé des amis parisiens la veille, nous louons un bateau pour une journée sur le lac Inle.
Rendez-vous pris à l’embarcadère à 8h.

Déambulant tel des pèlerins dans la ville, nous sommes accostés par un birman à scooter qui nous propose ses services. Trait de caractère de la V Family, je l’envoie valser à Vienne en deux temps.
La diplomatie (légendaire) d’Helena le ramènera sur la route des négociations. Le prix est décent, il veut bien faire toutes nos étapes, il sera notre pilote du jour !

Première difficulté monter et descendre de ce bateau de fortune.
Bateau étroit = tangage assuré
N’ayant pas pris l’option bouée et maillot dans la formule, on essaye d’éviter de finir dans les eaux vaseuses du lac.

Maisons sur le lac Inle en birmanie

Un tour de lac, premier arrêt sur l’un des marchés « flottants »… il se passe sur la terre ferme.
Nous évitons gaiement les nombreuses échoppes pour touristes en manque de bibelots pour arriver sur le marché local. Piments, poulets et jouets à gogo.

Femmes au marché sur le lac Inle

Thib et Julien se font recoudre leurs pantalons en direct. Ils enfilent un longiy, tissu pour homme à nouer autour de la taille et c’est parti pour une réparation express.

Lac Inle Birmanie marchand
S’en suivent des visites quasi interminables de différents ateliers de fabrique locale.
Les tissus en lotus, les cigares, l’orfèvrerie… À chaque fois guidés par notre batelier qui espère bien faire une petite commission sur nos achats.
Les ateliers sont des Disneyland locaux pour touristes en manque de « vraie vie birmane ». Ils se délectent de voir ces gens « si pauvres et si peu équipés en machinerie motorisée ». Les acteurs tisserands partent en pause thé dès le dernier touriste sorti de l’atelier.
Bien sûr, on aurait pu en visiter de nombreux autres. Mais trop c’est trop et nous mettons le holà sur les ambitions pécuniaires du batelier.

Lac Inle Birmanie cigares
Nous prenons la direction de Inthein pour aller jouer les Indiana Jones entre les stuppas.
Long trajet en bateau pour y arriver. Heureusement mes ronflements étaient couverts par ceux du moteur ! Deux petits réveils en chemin :
– la montée d’écluses (sans portes) en essayant de faire décoller la barque le plus haut possible ; remix des bûches à Europa Park
– La croisée avec une famille de buffles se prélassant tranquillement dans les eaux de la rivière. Finalement, on aurait peut être dû prendre l’option bikini !

A destination, nous échangeons avec des marchands qui nous proposent une boisson à base de lait concentré, de perles de tapioca, de gélatine et de sirop rouge … Hmmm un aller simple pour la tourista qui se révèlera finalement agréable au palais.

Montée à travers les ruines : pagodes, temples et stuppas par centaines. Le tout envahit par la végétation, des arbres poussant à même les ruines.

Inthein lac Inle Birmanie

Derniers arrêts sur le retour au « monastère des chats sauteurs ». Peu de moines et des chats plus ronfleurs que sauteurs !
Cela nous laissera le loisir de grimper à nouveau sur un pont bien bancal. Mon vertige légendaire n’apprécie pas trop les petites blagues de notre chauffeur : il nous dépose toujours plus loin des sites visités ; toujours un « pont » à traverser. Thib se moque gentillement mais Helena me prend en pitié. Elle me tend ses menottes pour m’accompagner et me guider sur les planches les moins bancales.

Vie sur le lac Inle en Birmanie

Trajet retour au soleil couchant. Des pêcheurs jettent leurs filets sur les eaux rougies et créent ainsi le paysage d’une carte postale. Nous sommes un peu loin pour la photo parfaite mais on vous laisse apprécier.

Lac Inle en Birmanie au soleil couchant