Kerala coconut time

Hello les samosas,

Nous ne vous avons pas abandonnés, mais le wifi, lui, si !
Voici la suite de nos péripéties…

La suite de notre voyage nous emmène dans le Kerala. C’est une région du sud-ouest de l’Inde qui a, durant l’histoire, accueilli presque toutes les religions. Ce qui en fait une région très mixte et tolérante. Ils ont donc accueilli sans problèmes notre nouvelle religion, le houblonisme. Religion dans laquelle nous vénérons chaque jour le Malte et le Houblon, de préférence à l’aide d’une petite Kingfisher.

La particularité numéro 1 du Kerala, c’est la chose que je préfère au monde : la nourriture.
Autant vous dire qu’avant même d’y arriver, j’étais convaincue de l’adorer ! Kerala signifie littéralement le pays des cocotiers, tout est donc cuisiné à base de coco !

Bon, je dois vous avouer que même si ma première intention était de goûter ces délicieux plats, c’est sans doute la région dans laquelle nous avons fait le plus de digressions.
Hello pizzas 4 fromages, cheese cakes et kebabs. Ou du moins leurs équivalents indiens : crackers géant recouvert de fromage fondu, flan au kiri et naan au poulet.
Bref, nous disons déjà adieux à nos espoirs de minceur, la tourista ne suffira visiblement pas à nous rendre nos corps  d’éphèbes.

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Nous avons passé deux nuits à Fort Cochin, avec deux activités principales.
1 le spectacle d’art martial local : le Kalarippayat. Nous avons assisté à une petite démonstration.
Je vous la fait courte, deux hommes en sueurs et très musclés, se battent à coup de couteaux en débardeur. C’était tout à fait supportable.

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Activité numéro deux, les filets de pêches chinois. J’ai mis une bonne heure à comprendre le fonctionnement. En gros, prenez 4 grands bouts de bois, reserrez les en un bout, et écartez les autres, ça fait une sorte de tipi. À la base du tipi, mettez un grand filet, et fourrez-le dans l’eau. Je pense que les pêcheurs n’ont rien pêché depuis bien longtemps avec cette technique, à part deux ou trois mocassins, mais ça fait de très belles photos au couché du soleil.

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Fin de la visite et direction Allepey, les backwaters. Les backwaters c’est un peu le Venise de l’Inde, mais version cocotiers et rizières.
Deux choix s’offrent alors à nous : la découverte en canoé puis le logement chez l’habitant, ou, la location d’un houseboat, bateau privatif avec petite chambre et personnel au petit soin. YOLO comme diraient les jeunes (you only live once), nous optons pour la version luxe, quitte à manger des samosas pour le reste de la semaine. Après quelques visites de bateaux nous choisissons le notre, principalement parce qu’il a une terrasse privative avec méridienne et matelas pour se prélasser au soleil.
Impossible de négocier le prix avec Jean-Michel Surresh, mais nous négocions deux bières pour la traversée. Ni une ni deux, nous voilà parti pour 24h au milieu d’un paysage incroyable. Le petit cuisto se démène et nous sert des farandoles de plats délicieux. (Je voulais vous prendre des photos mais à chaque fois que j’y pense j’ai déjà tout becté).

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Après 4h de traversée nous négocions un arrêt ravitaillement bière avec le pilote. Après un mini trek dans les cocotiers nous arrivons ici.
imageÀ savoir une boutique grillagée, devant laquelle les mâles s’agglutinent pour acheter leur ration de gnôle quotidienne. À la sortie, ils s’empressent de cacher leur fiole dans leur sarong, au cas où ils croiseraient leur promise sur la route. Bien je dois vous dire que je ne comprends pas comment on peut cacher une fiole dans un sarong. L’homme n’a pas de caleçon, mais une vague jupette enroulée en mode paréo autour de son bassin. Expliquez moi comment ça peut tenir! À moins que les indiens soient très bien dotés, et puissent, tel l’éléphant, maintenir leur fiole avec leur trompe… ma foi je n’irai pas vérifier.

La traversée a été merveilleuse, et je ne peux que laisser les photos vous décrire les panoramas que nous avons croisés.

Après une bonne petite nuit sur les flots, nous retrouvons la route, vers la montagne cette fois ci. Direction Munnar. Je vous écris depuis le bus dans lequel je me fais allègrement fouetter le faciès par les bananiers (encore un sale coup des bananes) car évidement, le bus n’a pas de fenêtres.

À plus dans l’bus.

4 réflexions sur “Kerala coconut time

  1. tzuki dit :

    bonjour
    merci pour les nouvelles
    – vos filets de pêche ressemblent vraiment aux carrelets de la charente et la gironde
    – en ce qui concerne le maintien de la gnôle dans le sarong une étude de 2013 portant sur 1200 indiens montrait qu’ils n’avaient pas une taille suffisante pour des préservatifs aux standards internationaux, ce qui posait problème aux fabricants; de là à faire un noeud autour d’une bouteille…

    • get_another_life dit :

      C’est vrai ?
      Déjà qu’ils nous envient d’avoir la peau claire, si en plus y’a ça…

      Pour la pêche ils sont devant de l’eau méga polluée, je crois que la comparaison avec le mocassin est pas mal…
      Ils ne doivent pas attraper grand chose mais surtout tu n’as pas très envie du fruit de leur pêche …

  2. Cam dit :

    Plier de rire du début à la fin mais sans bananier .
    Je vous envie , le rêve , attention aux bières du pain liquide , pas bon!!!!
    Postez des recettes on les fera en pensant à vous

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