Une journée particulière

Mes petites mangues,

Ça fait trop longtemps qu’on ne vous a pas donné signe de vie.
Il faut dire qu’on était bien occupés. Changement de pays bien entendu, mais aussi et surtout des journées bien remplies.
Enfin surtout une, la dernière.

Il est de ces journées qui se distinguent des autres.
On ne les attend pas, on s’apprête à passer une petite journée paisible et calme et Paf ça vous tombe dessus, telle la Granny Smith sur Newton.
Lorsque l’on voyage, il est plus difficile de les distinguer. Forcément il y a moins de routine que d’habitude donc chaque jour est un peu particulier. Chaque jour est nouveau, singulier, unique.

Malgré tout, il reste des journées qui sortent du lot, et c’est une de celles-ci dont je vais vois parler.

Cette journée a commencé aux aurores. Nous avions rendez-vous avec les moines à 5h30 du matin ; autant vous dire que ça ne plaisante pas.
Chaque matin, les moines font le tour de la ville avec leurs auges pour que les laos, du moins ceux qui auront réussis à s’extraire de leur tatamis, leurs donnent du riz gluant. Comme dirait Simba « un peu gluant, mais appétissant ».
Il y a quelque chose d’assez intriguant chez les moines bouddhistes. Ils ne mangent que du riz et n’avalent rien le soir ; ils ont pourtant une sacrée tendance à l’enrobage maximal.
La ressemblance avec Bouddha est elle considérée comme salutaire ? Dans ce cas il faudra m’expliquer pourquoi aucun d’entre eux ne porte de chignon.
Je divague … ce moment de grâce matinal fut quelques peu perturbé par les cars de coréens et leur perches à selfies qu’ils n’étaient pas loins de fourrer dans les naseaux des religieux.

Moines

Vexés de ne pas avoir été seuls dans notre expédition, nous partons des 6h30 voir THE cascade. Cette fois, c’est la bonne, nous voilà seuls au monde face à un spectacle de la nature à couper le souffle.

Cascade 2

Cascade 1

Quelques heures plus tard, voila les coréens qui rappliquent, nous n’aurons pas réussi à les semer plus longtemps.
Facilement reconnaissable, le touriste coréen ne se déplace jamais seul.
La femelle, en permanence affublée d’un abat-jour en guise de couvre chef, est repérable par son jogging fluo dépareillé des années 80. L’homme, quant à lui, est plutôt adepte de la combinaison intégrale en matière amphibie, lui permettant de s’adapter à tout environnement hostile.
Chassés à coups d’ombrelles et de perches à selfies, nous décidons de nous aventurer « hors des sentiers battus » à la recherche d’une potentielle nouvelle cascade.

Nous abandonnons le scooter après l’avoir noyé dans une marre de boue, et par la même occasion après avoir repeint mes frusques façon constellation asteroidale. C’est à pieds que nous attaquons un trek vers l’inconnu.

Maison

*Ceci n’est pas la jungle, mais nous n’avions pas de photo

Désormais dans la jungle, seuls sur le chemin qui semble ne pas avoir été utilisée depuis plusieurs siècles, nous inventons un super jeu qui pourra peut être un jour remplacer le shi-fu-mi : préfères tu croiser un ours, un cobra ou un tigre ? Les 3 rencontres sont visiblement plausibles au Laos.
Nous n’avons pas vraiment réussi à statuer mais il semble que la distance à laquelle on se trouve de l’animal soit un facteur de choix déterminant.

pont

Nos ressources d’eaux arrivant à épuisement simultanément à mes guibolles, nous repartons pour le scooter au préalablement camouflé dans la brousse. Je me fend d’une petite sieste sur l’engin pendant que thib se prend pour Mario Bros sur la piste.

Pensant arriver innocemment à la maison après cette journée remplie d’émotions, voilà que Thib, sûrement inspiré par le physique de sa moitié, décide de faire un détour par le musée de la bombe.
Blagues mises à part, il s’agit d’un musée qui explique et sensibilise au déminage des millions de bombes encore abandonnées dans les campagnes au Laos.

Seulement voilà, pourtant avides de culture, nous tombons par hasard le jour de la fête annuelle des employés de l’association, et accessoirement jour anniversaire de son directeur Claude-Wang. Accueillant comme pas deux, les bougres nous invitent à se joindre à eux pour un après-midi d’anthologie.
Tournoi de pétanque, bières à gogo et danses de musettes, je me dis que mes étés dans le sud ouest m’auront servis à quelque chose !
Claude-Wang retrouve des bribes de français datant de l’occupation et c’est naturellement que nous nous lions d’amitié avec le doyen.

Claude
Au premier rang pour souffler le gâteau à la crème imprimé à son effigie (précisons que la photo datait de quelques décennies), poussés dans les danses et la bataille de crème fouettée géante et guest stars pour remise des trophées du tournoi de pétanques…

Gateau2

Nous passons un après-midi de franche marade qui vient clôturer en beauté cette journée.

ANNIV

Sacrément accueillants les Laos !

Nous revenons dans une dizaine de jours dans cette ville pour le nouvel an Laos. Ça promets de belles aventures, en tous cas ils nous attendent de pieds fermes pour une petite partie de boules !

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