Full Moon à l’air

Hello les gigots,

Nous venons de passer quelques jours à Koh Phangan (je ne sais jamais où caser les H dans les noms d’îles donc espérons que ce soit bien ça). L’ile est essentiellement connue pour sa fameuse « Full Moon Party » (mais aussi pour ses half moon Party, no moon Party, moon set Party…). Bref, l’île est connue pour ses soirées.

J’en suis tout de même venue à me demander un peu plus tard si avec la full moon on célébrait réellement l’avènement de la pleine lune, ou si il s’agissait d’une métaphore pour une fête géante de culs à l’air…

En réalité il faut dire que c’est une île magnifique

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Quoiqu’il en soit, nous arrivons quelques jours avant la fameuse soirée pour nous mettre dans le bain. À peine arrivés dans notre petit cabanon, deux brésiliens nous supplient d’échanger leur bungalow lit double contre nos deux lits simples. Le pauvre petit « pao de quejio » s’est trompé et a réservé pour lui, et son ancien boss, un cabanon lit double. Vous imaginez le malaise : 140cm (non je ne parle pas de sa b*****) de promiscuité avec sa hiérarchie. Dans un élan de compassion qui me surprend moi même, j’accepte le deal.
À peine installée confortablement sur ma nouvelle balconette, j’aperçois une fille en train de jouer au billard…seule. Ce qui, soit dit en passant, doit nécessiter une sacré capacité de dédoublement de personnalité.
Mon esprit ne peut s’empêcher de penser au moment où je devrais finir le voyage, seule moi aussi.
Vais-je devoir apprendre à jouer au solitaire avec mon paquet de carte, vais-je m’organiser des partis de puissance 4 contre Siri, vais-je jouer au ping pong avec la table semi repliée, je ne préfère pas y penser…

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Moi, déjà seule…

Thib étant cloué au lit par une maladie que nous ne citerons pas, je décide de m’aventurer seule à la plage pour me changer les idées et voir le coucher de soleil. Mon sens de l’orientation, aussi affuté qu’un couteau à beurre, me guide évidement dans la mauvaise direction ; je dois escalader des bungalows et ramper sous des tuyaux pour arriver à destination. Seule sur la plage je me retrouve face à un monde d’injustice.
Des filles minces qui mangent des magnums sur la plage, des corps uniformément bronzés alors que mes mollets sont blancs et mes genoux marrons… je fais demi tour et retourne à l’hôtel m’engloutir un double burger pour lutter contre ce déséquilibre universel.
Du coup, j’en profite pour demander à Thib si il ne voudrait pas m’offrir une petite liposucion du ventre pour mon anniversaire. Il me répond aimablement « et pas les fesses avec ? ».
Je parti me faire Hara-Kiri.

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Le jour suivant, cette fois ça y est, il va falloir se rendre à la full moon. On ne peut plus faire machine arrière. Nous y allons plus pour l’expérience sociale que pour le dance floor, mais quand il faut y aller… Comme des bons grands parents que nous sommes, nous faisons une petite sieste et une cure de choux kale pour affronter la soirée. Thib, l’animal social, nous trouve des petits camarades allemands pour l’apéro, il lie l’amitié en parlant de bretzels.
Puis direction la soirée, 45 minutes sur la plage arrière d’un pickup pour être surs d’arriver en forme. A l’arrivé, nous croisons toutes sortes de gens : des couples, des bandes de mecs en sausage festival, des fille à demi-nues recouvertes de peintures fluo, des âmes solitaires s’enfilant des mignonnettes d’alcool frelaté….

Les thaïs eux s’occupent de récupérer un maximum de Bhats en proposant aussi bien des brochettes de poulets, des tatouages fluos ou des turages de cartes de tarot.
La mer est un urinoir géant, le sable un tapis de verre que seuls les fakirs pourront traverser, la musique est une sorte de David Guetta remixé au green curry, nous ne tenons pas très longtemps mais on rigole bien avec un kebbab et une petite bière devant le spectacle.
La petite drôlerie ce sont les salons de tatouages qui restent ouverts toute la nuit pour être surs d’avoir pleins de clients bien ivres pour se faire tatouer. Il paraît qu’il y a quelques mois un gus est reparti de Koh Phi Phi avec le masque de Batman tatoué sur la face.

Le lendemain nous croisons les apprentis fakirs en béquilles et bandages, de nombreux pieds ont été éventrés.
Les chtis étaient mieux à Mykonos.

Quant à nous, on retourne se la couler douce sur notre petite plage privée de papis, et finalement on aime bien ça faire les papis 😉

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Joyeuse Pâques et bon gigot (j’en rêve tellement)

Une réflexion sur “Full Moon à l’air

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